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60 employées et ex-employées de Google envisagent une class action

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Vu ailleurs Le quotidien britannique The Guardian révèle que des actuelles et anciennes salariées de Google se concertent pour mener un éventuel recours collectif contre leur (ex)employeur. Elles affirment percevoir (ou avoir perçu) des rémunérations sensiblement inférieures à leurs homologues masculins et estiment que leur évolution au sein du groupe est (ou a été) freinée à cause de la culture d'entreprise.

60 employées et ex-employées de Google envisagent une class action
60 employées et ex-employées de Google envisagent une class action © Flickr - Robbie Shade

L'été n'a rien d'un long fleuve tranquille pour Google. Plus de 60 employées et ex-employées de l'entreprise américaine songent à lancer une class action (un recours collectif en justice) à l'encontre de la firme de Mountain View pour sexisme et disparités salariales, rapporte un article du Guardian.

 

D'importantes disparités salariales

James Finberg, leur avocat, explique au quotidien britannique que ces employées auraient perçu des rémunérations inférieures à celles de leurs homologues masculins malgré des qualifications équivalentes et des postes similaires au sein de l'entreprise. Il ajoute qu'elles auraient été freinées dans leur carrière chez Google à cause d'une culture hostile envers les femmes.

 

A ce stade, l'avocat se serait entretenu avec environ la moitié des potentielles plaignantes. Dans leurs témoignages, plusieurs d'entre elles indiquent que les différences de salaire atteignent 40 000 dollars sur une rémunération annuelle. Une ancienne salariée qui occupait un poste de cadre supérieur aurait constaté à plusieurs reprises que des hommes exerçant des fonctions similaires aux siennes étaient payés plusieurs dizaines de milliers de dollars de plus qu'elle. Cette même ex-employée ajoute qu'un collègue masculin ayant rejoint son équipe était mieux rémunéré qu'elle alors même qu'elle était sa supérieure hiérarchique.

 

Une enquête déjà en cours

Ces déclarations interviennent alors que Google s'est retrouvé plongé, le 6 août dernier, au cœur d'une polémique après la diffusion d'un manifeste sexiste rédigé par l'un de ses ingénieurs. Dans un document de 10 pages, ce dernier estimait entre autres que la sous-représentation des femmes dans les métiers de la "tech" était directement liée à des différences biologiques entre les femmes et les hommes. L'ingénieur a depuis été licencié. Sundar Pichai, le CEO de Google, a estimé qu'il avait enfreint le code de bonne conduite de l'entreprise.

 

La class action, si elle avait bien lieu, viendrait s'ajouter à une plainte déposée par le bureau américain du travail. L'institution estime que Google sous-paie systématiquement ses employés de sexe féminin. De son côté, James Finberg espère que la potentielle class action aura des répercussions dans toute l'industrie. "Google n'est pas seul dans Silicon Valley, a-t-il déclaré au Guardian. Le but de l'affaire est non seulement de faire changer les pratiques de Google, mais aussi d'inciter d'autres sociétés de la Silicon Valley à modifier leurs pratiques salariales".

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