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A 10 ans, Amazon Web Services dépasse déjà Hewlett Packard Entreprise et EMC...

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A son dixième anniversaire, Amazon Web Services vaudrait aujourd’hui 80 milliards de dollars, plus que Hewlett Packard Entreprise ou EMC. Et en 2017, sa valorisation pourrait dépasser celle d’IBM et rivaliser avec celle d’Oracle, selon Deutsche Bank.

A 10 ans, Amazon Web Services dépasse déjà Hewlett Packard Entreprise et EMC...
Amazon Web Services, la vache à lait d'Amazon © Will Merydith - Flickr - C.C.

Amazon Web Services fête ses dix ans. Le bras armé d’Amazon dans le cloud computing a été en effet lancé le 14 mars 2006. "Curieusement, cet évènement est passé inaperçu, note David Chappell, analyste et écrivain spécialiste du digital au sein du cabinet Chappel & Associés, lors de l’évènement Ignite 2016 de Microsoft, à Chicago. Peu de gens y ont prêté attention. Pourtant, il va avoir un impact considérable sur l’industrie du numérique."

 

L'un des 3 évènements de rupture dans l'informatique

Selon l'enpert, ce lancement constitue en effet l’un des trois évènements majeurs qui ont bouleversé l’industrie informatique au cours de la dernière décennie, la faisant entrer dans l’ère du numérique. Les deux autres évènements étant l’introduction en Bourse de Salesforce en 2004 et la commercialisation par Apple de l’iPhone en 2007.

 

Au départ, Amazon Web Services était vue comme une solution agile et compétitive pour start-up, développeurs informatiques et Geeks. Sa plateforme de services s’impose aujourd’hui aussi comme un levier de transformation numérique des grandes entreprises et des administrations. En 2014, elle créé la surprise en emportant un contrat de 600 millions de dollars sur quatre ans auprès de la CIA, un marché traditionnellement accordé à IBM. Un tournant qui change radicalement la perception de la filiale cloud d'Amazon.

 

La vache à lait d'Amazon

En France, Amazon Web Services revendique aujourd’hui parmi sa clientèle 80% des entreprises du CAC 40, dont Alcatel-Lucent, Capgemini, Engie, Lafarge, Schneider Electric, Orange, Pernod Ricard et Veolia. Schneider Electric s’appuie sur sa plateforme pour son réseau social interne qui permet à ses 90 000 employés dans le monde de collaborer plus efficacement.

 

Amazon Web Services a terminé 2015 avec un chiffre d’affaires de 7,9 milliards de dollars, en bond de 70%, et un chiffre d’affaires annuel de près de 10 milliards de dollars. Elle s'avère être la vache à lait d'Amazon avec 84% des bénéfices du groupe pour seulement 7% du chiffre d’affaires total. Et Jeff Bezos voit cette activité atteindre à terme la taille de l’activité historique d’e-commerce. Malgré l’émergence de challengers aussi redoutables que Microsoft, IBM et Google, sa filiale dans le cloud maintient sa part de marché intacte autour de 29%, selon Synergy Research.

 

Une valorisation de 160 milliards de dollars en 2017

Le patron-fondateur d’Amazon a de quoi être fier. Si Amazon Web Services était cotée en Bourse, elle vaudrait aujourd’hui près de 80 milliards de dollars (en appliquant un coefficient de 10 du revenu préconisé par Deutsche Bank pour obtenir la valorisation). Soit plus que des grandes références de l’informatique traditionnelle comme Hewlett Packard Entreprise (28 milliards de dollars), EMC (51 milliards de dollars) ou VMware (21 milliards de dollars). A l’horizon 2017, la banque allemande prévoit un chiffre d’affaires de 16,2 milliards de dollars et une valorisation de 160 milliards de dollars. De quoi dépasser celle d’IBM aujourd’hui (137 milliards de dollars) et rivaliser avec celle d’Oracle (163 milliards de dollars actuellement).

 

Selon la Deutsche Bank, Amazon Web Services se révèle être l’une des trois entreprises de technologie à la croissance la plus rapide de l'histoire, aux côtés de Google et Facebook. En 10 ans d’existence, elle a atteint un chiffre annuel de l’ordre des 10 milliards de dollars. Un résultat que Microsoft a mis 22 ans et Oracle 23 ans à obtenir.

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