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A l’heure du Big Data, vos archives valent des millions

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Mal exploitées, les archives de l'entreprise sont souvent un angle mort pour les décideurs. Dommage, car à l'heure du big data, elles peuvent valent des millions, révèle une étude d'IDC pour Iron Mountain. Edward Hladky, Président Directeur Général d’Iron Mountain France, explique pourquoi il est temps d'organiser ses archives et comment s'y prendre.

A l’heure du Big Data, vos archives valent des millions
A l’heure du Big Data, vos archives valent des millions © Camelia Boban

Toutes les entreprises se noient sous les données. Disques durs, serveurs et périphériques de stockage débordent. À un tel point que beaucoup d’entreprises ne parviennent plus à interroger leurs archives pour en extraire les informations utiles pour leur expansion. Et la plupart ne s’en rendent même pas compte.

 

Archiver n’est pas simplement sauvegarder

L’archivage de données consiste à stocker des originaux pour qu’ils puissent être retrouvés et réutilisés ultérieurement ; à ne pas confondre avec la sauvegarde, autrement dit la copie de données de production à des fins de restauration.

Si la tâche pouvait auparavant se résumer à transférer les données statiques les moins utilisées vers des supports de stockage de longue durée, le Big Data a changé la donne et a fait apparaître de nouvelles méthodes, comme l’archivage sur place, l’entreposage de données ou encore le stockage à court terme de contenus indexés, pour faciliter l’accès aux données. Ces stratégies permettent aux entreprises de satisfaire plus rapidement et facilement les exigences légales et réglementaires, toujours plus nombreuses, et de synthétiser les données pour obtenir des informations déterminantes pour leurs décisions stratégiques.

 

Une étude récente commandée par Iron Mountain au cabinet d’étude et d’analyse IDC ( "Exploitation des informations : redécouvrir les archives de données") confirme que les entreprises sont dépassées par l’ampleur du Big Data et peinent à extraire de leurs archives des informations exploitables.

Mais il en ressort aussi qu’un petit groupe d’organisations parvient à valoriser leurs données et en retirent des résultats impressionnants : jusqu’à 10 millions de dollars de profits en plus pour avoir rationalisé leurs opérations IT et leur service client.

 

Plus de données génèrent plus de problèmes

L’étude révèle que la majorité des entreprises (64 % en France, 59 % aux États-Unis, 63 % en Espagne, 51 % aux Pays-Bas et 48 % en Allemagne) détiennent au moins six archives électroniques, où elles stockent des données structurées et non structurées, et pas uniquement des e-mails et fichiers.

On apprend ainsi que 68 % des sondés archivent des fichiers d’applications, de bases de données et autres fichiers structurés, 64 % des images, 51 % des contenus Web 2.0 (blogs, WIKI, flux RSS d’entreprise, etc.) et 49 % des données vocales (enregistrements de centres d’appels, de messageries vocales, etc.).

 

Sans processus clair et sans décision de la direction en faveur des programmes d’analyse du Big Data, plus de 40 % des entreprises se contentent de tout archiver plutôt que d’investir en amont dans une réflexion sur ce qui est important et ce qui l’est moins.

Dans les entreprises qui archivent tout, les données se transforment rapidement en marécages impraticables loin des "data lakes", ces lacs de données auxquels aspirent les entreprises qui ont une stratégie claire d’archivage, qui facilite les recherches pour extraire rapidement des renseignements utiles.

 

L’archivage, l’angle mort pour les décideurs.

76 % des entreprises du panel pensent qu’elles valorisent déjà leurs archives. Mais 88 % des organisations n’ont pas de processus uniforme d’archivage de tous leurs types de données, ce qui les pénalise et les empêche d’accéder aux informations importantes quand elles en ont besoin.

Conséquences, seules 38 % des sociétés étudiées utilisent leurs archives aux fins d’analyse décisionnelle, une étape clé pour augmenter leurs profits.

L’étude montre pourtant que les organisations dotées d’un processus d’archivage des données bien défini génèrent de la valeur selon deux axes principaux : les économies réalisables d’une part et la monétisation des archives d’autre part. En moyenne, les entreprises qui savent exploiter leurs archives bénéficient de nouvelles sources de revenu de l’ordre de 7,5 millions de dollars.

 

Nommer un Cheif Data officier

De bons résultats obtenus en appliquant quelques bonnes pratiques :

- Nommer un Chief Data Officer, un responsable des données qui saura piloter et valoriser les données archivées en accord avec la stratégie à long terme édictée par le directeur des opérations et le DSI.

- Cartographier les sources d’information et les référentiels (ainsi que leur estimation de valeur) à l’échelle de l’entreprise.

- Observer une stratégie d’archivage cohérente et globale qui prévoit les règles de rétention des données et qui régit les conditions d’utilisation, les critères d’accès, la valeur des données et les coûts d’archivage.

- Envisager de solliciter un tiers qui aura l’expertise pour optimiser la solution d’archivage de façon à libérer les ressources IT internes qui pourront se consacrer à des tâches plus stratégiques et créatives.

 

Edward Hladky, Président Directeur Général d’Iron Mountain France

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

Nicolas

27/08/2015 19h23 - Nicolas

waaa! Je ne pensai pas qu'une entreprise pouvoir à ce point gagner en source de revenu rien qu'avec sa data. good

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