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Abou Dhabi, un laboratoire au goût salé

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Abou Dhabi, un laboratoire au goût salé
Abou Dhabi, un laboratoire au goût salé

Les pays du Golfe manquent cruellement d’eau douce pour satisfaire les besoins de la population et de leur industrie. Le projet Masdar, cette fameuse ville intelligente dans laquelle la famille régnante d’Abou Dhabi investit 18 milliards de dollars (plus de 13 milliards d’euros), vise un objectif de zéro émission et de zéro déchet. Troisième producteur mondial d’eau dessalée, avec 15 % de la production derrière l’Arabie saoudite et les États-Unis, l’émirat sait que cette activité est très énergivore. D’où la nécessité de trouver des alternatives. La solution : utiliser à terme les énergies renouvelables. Un programme-pilote vise à tester et à développer des technologies avancées et éco-énergétiques. Parmi les quatre sociétés choisies, deux sont françaises : Veolia Environnement avec sa filiale spécialisée Sidem, et Suez Environnement avec Degrémont.

Ils participent : Abengoa, Adionics, Degrémont-Suez environnement, Sidem-Veolia Environnement, Total

 

Chaque entreprise construira et exploitera son usine de tests au cours des prochains dix-huit mois. Suez a choisi de travailler avec Adionics, une start-up française qui développe une technologie de déionisation moins énergivore et plus respectueuse de l’environnement. Guillaume de Souza, le PDG de cette jeune entreprise, se félicite de ce succès avec Degrémont : "Ils vont nous porter à l’international et à Masdar, les quatre projets retenus représentent l’avenir du dessalement dans le monde." Veolia conserve le dessalement thermique tout en le couplant à des énergies renouvelables, mais « l’idée est de diminuer la consommation d’énergie par trois ou par quatre », précise Jean-Michel Herrewyn, le directeur général adjoint chargé des entreprises de spécialités mondiales chez Veolia.

Abou Dhabi a aussi entrepris d’autres projets avec les énergies renouvelables. Comme l’immense usine solaire Shams 1. Ce projet de centrale thermique d’une capacité de 100 MW est l’œuvre d’un consortium comprenant la société d’État Masdar (60 % du capital), Abengoa, un espagnol spécialiste des infrastructures énergétiques (20 %) et Total (20 %). Ce projet à 600 millions de dollars (près de 441 millions d’euros) alimente des milliers de foyers dont ceux de Masdar et permet surtout… d’éviter l’émission de 175 000 tonnes de CO2.

Olivier Cognasse

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