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Airboxlab et son boitier de suivi de qualité de l'air : on efface tout et on recommence (ou presque)

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Nom, design, fonctionnalité : Airboxlab a revu de fond en comble son boitier de contrôle de la qualité de l'air intérieur pour tenir compte des remarques de ses beta-testeurs. Il lancera la nouvelle version au CES 2015.

Airboxlab et son boitier de suivi de qualité de l'air : on efface tout et on recommence (ou presque)
Airboxlab et son boitier de suivi de qualité de l'air : on efface tout et on recommence (ou presque) © Foobot - www.zeppelin-geo.com

Ne l'appelez plus Alima mais Foobot ! Le boitier de contrôle de la qualité de l'air intérieur imaginé par la start-up Airboxlab, basée en France (au sein de l'incubateur parisien "Respirer dans la ville" du Paris Région Lab et d'Air Liquide) et au Luxembourg, a changé de nom et d'apparence avant sa commercialisation. C'est la conséquence directe des remarques des premiers utilisateurs : 100 beta-testeurs avaient expérimenté le produit dans 24 pays.

créer un produit moins anxiogène

Le changement de design répond à plusieurs impératifs. "D'abord, faciliter l'industrialisation du produit", explique Jacques Touillon, le CEO. Un designer industriel "argentin, basé en Autriche et rencontré à Berlin" s'est chargé de re-dessiner le boitier. Ensuite, rendre l'objet plus "apaisant". "Sur la première version, on prévoyait une information par LED, avec un code couleur simple : vert, orange, rouge. Mais les premiers clients ne voulaient pas de la couleur rouge, trop anxiogène. Du coup, sur le nouveau boîtier, on n'a que deux couleurs, bleu et orange. Le message que nous ont adressé les beta-testeurs, c'est : on ne veut pas une alarme, comme un détecteur de fumée, mais un produit d'accompagnement, de conseil".

Airboxlab a donc mis l'accent sur les algorithmes d'analyse prédictive, pour générer des sortes de bulletins météo de la qualité de l'air intérieur, et réduire l'exposition de ses utilisateurs à la pollution. La start-up veut créer un "Wikipedia" de la qualité de l'air, en mettant à contribution sa communauté grâce au crowdsourcing. Les possesseurs de box pourront "taguer" les épisodes de pollution, les qualifier pour construire une base de données et affiner les algorithmes. Pour cela, le produit s'appuie toujours sur ses quatre capteurs capables de mesurer la température, l'humidité, les composés organiques volatils et les particules fines.

deux marchés-clés : les états-unis et la chine

Ce nouveau projet se traduit par un changement de nom : Foobot, contraction de "foo dog" - cette statue d'animal ayant un rôle de protecteur, de gardien du temple, dans la culture chinoise - et de robot. Cette appellation symbolise à elle seule les marchés prioritaires de la start-up : les Etats-Unis (pour leur maturité en matière d'objets connectés) et la Chine (où la pollution est un vrai problème de société).  Airboxlab compte séduire investisseurs, distributeurs et industriels de ces deux pays au CES 2015, où il lancera la commercialisation de son "nouveau" produit. Airboxlab espère aussi convaincre des acteurs du secteur d'intégrer ses technologies matérielles et logicielles à leurs propres créations.

Sylvain Arnulf

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