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AMD fait de la valorisation de ses brevets un axe stratégique de rebond

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Aux abois dans les PC et les serveurs, le spécialiste américain des microprocesseurs AMD se lance dans la valorisation de ses 10 000 brevets. Une action stratégique censée l’aider à financer ses investissements R&D et à renouer avec la croissance.

AMD fait de la valorisation de ses brevets un axe stratégique de rebond
AMD fait de la valorisation de ses brevets un axe stratégique de rebond © D. R.
Et si une partie de la solution aux problèmes chroniques d’Advanced Micro Devices (AMD) résidait dans ses brevets ? Le deuxième spécialiste américain de microprocesseurs après Intel ne se pose plus la question. Il se lance dans la valorisation de sa propriété intellectuelle à l’instar de ce que fait à merveille Qualcomm, aux Etats-Unis, ou Technicolor, en France. C’est-ce que son PDG Lisa Su a annoncé lors de la présentation des résultats annuels 2015.
 
Bouclier contre intel
AMD dispose d’un portefeuille d’environ 10 000 brevets dans des domaines comme les microprocesseurs, le traitement graphique, les circuits à accélérateur de calcul intégré, et autres dispositifs à semi-conducteurs. Un trésor qu’il utilisait jusqu'ici surtout comme un bouclier juridique contre les coups de boutoir du géant Intel, qui domine aujourd’hui les marchés des processeurs X86 pour PC et serveurs.
 
"Nous avons devant nous plusieurs boulevards où notre propriété intellectuelle pourra se révéler utile, estime Lisa Su. Selon les cas, nos brevets pourront être licenciés ou vendus.  Dans certains domaines, nous pourrons aider des partenaires à atteindre leurs objectifs industriels avec nos brevets, nos technologies et notre savoir-faire."
 
Passage à la technologie FinFET 14 nm en 2016
La PDG reste cependant muette sur les objectifs de revenus qu’elle espère tirer de la valorisation des brevets. Mais elle en fait l’un des trois axes stratégiques de rebond de son entreprise en perte de vitesse depuis 2012. Les deux autres axes étant l’amélioration des produits à destination des PC et serveurs, point faible par rapport à Intel, et le passage dès la fin de 2016 à la technologie FinFET 14 nm (transistors 3D en gravure de 14 nanomètres) chez GlobalFoundries et Samsung, alors que ses circuits les plus avancés actuels font appel à une technologie classique en 28 nanomètres chez TSMC.
 
En 2015, AMD a vu son chiffre d’affaires plonger de 27,5% à 3,99 milliards de dollars, creusant ses pertes à 660 millions de dollars, contre 403 millions en 2014, et ce malgré les bons résultats de ses circuits semi-personnalisés pour consoles de jeu (PS4 de Sony et Xbox One de Microsoft) et applications embarquées. En cause: la persistance de ses difficultés dans les PC et les serveurs, où son grand concurrent Intel s’en sort bien mieux.
 
Retour à la croissance en 2016?
Mais Lisa Su se montre confiante dans les perspectives 2016. "Cette année va être un tournant dans l’histoire d’AMD, affirme-t-elle. Avec des lancements de nouveaux produits structurants, les plus importants en 10 ans." De quoi la laisser espérer renouer avec la croissance dès le second trimestre 2016 et passer à un résultat d’exploitation positif.
 
Il est temps. Depuis le pic de revenu en 2011 (6,7 milliards de dollars), sa société a perdu près de 40% du chiffre d’affaires et accumulé une perte de 2,3 milliards de dollars. Dur, dur d’être le challenger d’Intel.

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