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APSI3D, pépite tarbaise de l’électronique de puissance, lève 1,5 million d’euros

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La start-up APSI3D vient de boucler son premier tour de table. A la clé, la levée de 1,5 millions d’euros. De quoi financer l’industrialisation de ses modules électroniques de puissance 3D d’ici 2 ans.

APSI3D, pépite tarbaise de l’électronique de puissance, lève 1,5 million d’euros
APSI3D, pépite tarbaise de l’électronique de puissance, lève 1,5 million d’euros

C’est une étape importante pour APSI3D. La start-up tarbaises vient de boucler son premier tour de table avec deux fonds d’investissement : ATI (CEA Investissement) et ARDInov. Le montant levé atteint 1,5 million d’euros. De quoi financer l’industrialisation de sa technologie de modules électroniques de puissance en 3D.

 

Créée en avril 2013, APSI3D (Agile Power Switch Intégration 3D) entend repousser les limites des modules électroniques de puissance à la base des systèmes de conversion de l’énergie électrique. Elle s’appuie sur la plateforme d’innovation Primes pilotée par l’ENI de Tarbes avec des industriels comme Alstom, Schneider Electric, EADS ou Safran. Ses modules combinent 4 à 20 composants électroniques pour de fortes puissances (plus de 10 KVA).

 

Des modules refroidis 2 fois mieux

Les solutions actuelles se fondent sur des interconnexions filaires, sources de courants parasites et d’inductance et donc synonymes de contraintes d’emploi et de durabilité. APSI3D supprime le problème en utilisant des interconnexions par billes. Son innovation concerne aussi l’évacuation de la chaleur. Ses modules, pris en sandwich entre deux substrats et deux radiateurs thermiques, sont refroidis deux fois mieux que les modules actuels à évacuation thermique par la seule face inférieure. Ce qui les rend particulièrement adaptés aux futurs composants en carbure de silicium ou nitrure de gallium, bien plus puissants que ceux en silicium couramment utilisés aujourd’hui.

 

« Cette construction en sandwich est connue depuis longtemps, explique Jacques Favre, cofondateur et directeur général de la pépite de 4 personnes. Mais sa réalisation se heurtait jusqu’ici à des difficultés de fabrication. Nous mettons à profit notre expérience en production chez Freescale, à Toulouse, pour lever cet obstacle. » Ce polytechnicien, ancien directeur des achats de Michelin, a en effet travaillé pendant 9 ans chez l’ancien bras armé de Motorola dans les semi-conducteurs.

 

Objectifs: 60 personnes et 30 millions d'euros de CA en 2020

APSI3D espère aboutir à l’industrialisation dans 2 ans. Premier marché visé : l’automobile avec des volumes atteignant au départ 300 000 pièces par an. La fabrication débutera en interne dans un Fablab à monter probablement dans l’ENI de Tarbes. Pour des volumes plus importants, la production sera sous-traitée. Dans 5 ans, Jacques Favre se donne l’objectif d’atteindre 60 personnes et un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros.

 

Selon Yole Développement, le marché mondial des modules électroniques de puissance devrait croitre de 14% par an pour atteindre 1,7 milliard de dollars en 2020. Il est dominé par des grands acteurs comme Infineon Technologies, Fuji Electric ou Mitsubishi Electric. "Avec notre innovation, le marché potentiel devient 10 fois plus important, estime Jacques Favre. Car dans bien des applications aujourd’hui, comme le véhicule électrique, les technologies actuelles ne passent pas."

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