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Au cœur du Samsung Campus, l'autre école du web gratuite

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Le Samsung Campus fournit une formation gratuite de deux ans au développement Web pour des jeunes de 18 à 25 ans. Il lance ce 31 mai sa campagne de recrutement pour sa troisème promotion.  Plongée au cœur d'une école privée dont la première promotion s’apprête à chercher -  ou plutôt trouver à coup sûr - un emploi.

Au cœur du Samsung Campus, l'autre école du web gratuite
Au cœur du Samsung Campus, l'autre école du web gratuite © Emmanuelle Delsol

A quelques pas du siège du géant coréen, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), à la lisière du périphérique parisien, se cache le Samsung Campus. Derrière une discrète entrée sécurisée, rien de clinquant, ni de très "start-up". Dans un premier grand espace ouvert, assis à de grandes tables face à leurs portables fournis par l’industriel, les "première année" travaillent dans un silence studieux. Même configuration avec les "seconde année", dans le deuxième open space, issus de la toute première promotion, entrée en septembre 2014. Ces derniers ne passent plus qu’une semaine par mois au campus. Le reste du temps, ils sont déjà en entreprise, en contrat pro. La proportion de jeunes filles frappe dès le premier coup d’œil. Elles représentent un quart des effectifs (50 élèves dans chaque promotion), selon les porte-parole de l’entreprise, qui ne s’expliquent pas vraiment pourquoi mais s’en réjouissent. Et espèrent bien que cela va continuer !

 

Pas besoin de diplôme, ni de compétence en code

Alors que la promotion 2014 s’apprête à entrer dans le monde du travail, et que la seconde se lance à son tour à la recherche d’un contrat en alternance, Samsung ouvre ce 31 mai les inscriptions pour sa troisième rentrée. L’idée de départ du campus est la même que celle de 42 ou des fabriques de la Grande école du numérique. D’un côté, le secteur ou les entreprises en phase de transformation s’arrachent les cheveux pour trouver des développeurs. De l’autre, de très nombreux jeunes sortent du système scolaire pour diverses raisons, et se révèlent pourtant tout à fait compétents dans ce métier, ce qui leur permet de trouver une voie professionnelle, voire une vocation.

 


 

Entre 18 et 25 ans, et quelques tests en ligne

Pour s’inscrire au Samsung Campus, il suffit donc d’avoir entre 18 et 25 ans. Après avoir déposé sa candidature en ligne, passé un entretien de motivation, les postulants suivent un parcours sur CodeAcademy, pour développer un site web de quelques pages à présenter à de vrais recruteurs (pas de panique, nombreux sont ceux qui n’avaient jamais programmé avant d’avoir passé ce test). Puis vient la piscine, une plongée de trois semaines dans le développement. "On mange vraiment du code, s’exclame Pauline Frey, étudiante de seconde année. Mais en réalité c’est pour tester nos capacités en algorithmique. Et puis parfois, après coup, dans le courant de la formation, on se rend compte de l’utilité d’un petit exercice de programmation de fonction que l’on a fait en piscine." Dernier filtre avant l’entrée dans le cursus.


Quatre pédagogues permanents

Les similitudes avec 42 sont évidentes. "Ici, on forme des développeurs ", nuance cependant Christophe Aupet, étudiant en seconde année. Tous connaissent bien l’autre école du code, et y ont même des amis. "Ils sont davantage formés à du code brut, de bas niveaux, pour créer du logiciel ou de l’IA, pas à du développement web comme nous, ici". Chez Samsung Campus, qui plus est, pas de pédagogie en "pair à pair". Même si les étudiants sont poussés à trouver en toute autonomie les solutions pour réaliser leurs projets, une équipe de quatre "pangolins" reconnaissables à leur t-shirt bleu est présente à temps plein pour les aider. Tout le monde appelle les enseignants de l’Epitech comme ces petits mammifères étranges recouverts d’écailles mais plus personne – même pas eux ! – ne se souvient pourquoi …


Comprendre le monde de l’entreprise

Le Campus fait partie de la démarche d’engagement sociétal de Samsung France. Le Coréen ne recrute pas les étudiants à la sortie. Il finance le local, les équipements et la formation, de sorte que le cursus de deux ans est gratuit pour ceux qui le suivent. C’est Epitech qui dispense la formation et Zupdeco se charge du recrutement et du suivi des étudiants. Mais Samsung se donne aussi pour mission de mieux faire comprendre le monde de l’entreprise à ces jeunes. La plupart ont déjà travaillé, mais dans de petits boulots, et pas dans une vraie structure. Le Campus propose des modules de sensibilisation sous forme d’échanges de deux à trois heures. La responsable juridique de Samsung France vient ainsi parler droit à l’image ou données personnelles alors que la DRH donnera les conseils pour concocter un CV efficace. Le cursus comprend aussi un module marketing dispensé par l’Essec.


Autant de mentors que d’étudiants

Et surtout, chacun des élèves est accompagné par un mentor, salarié volontaire de Samsung. Chaque duo fonctionne comme il le souhaite, par rendez-vous réguliers ou pas, formels ou pas. Selon les besoins de l’étudiant, il l’aidera à peaufiner son CV ou à prendre du recul sur ce que son projet donnerait en entreprise. L’industriel n’a eu aucun problème à trouver ces 100 volontaires !

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