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Avec "The Bridge Accelerator" la Provence veut faire grandir les start-up qui s'intéressent à la culture

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L'accélérateur de "French Tech Culture Provence" lance un nouvel appel à projets en vue d'accompagner de jeunes pousses vers le déploiement d'applications liées à de nouveaux usages culturels et touristiques. Clôture des candidatures : le 25 mars.

Avec The Bridge Accelerator la Provence veut faire grandir les start-up qui s'intéressent à la culture
L'application "Cultur'O-Game" pour Paris Musées que la ville de Paris a annoncé fin janvier vouloir tester sur ses nouveaux abribus connectés.

"Préparer, vivre et faire durer l'expérience" de nouveaux usages culturels et touristiques (spectacles et loisirs augmentés, digitalisation du patrimoine, œnotourisme, gastronomie et tourisme...). Telle est la thématique du nouvel appel à candidatures de l'accélérateur "The Bridge" de la "French Tech Culture Provence". Les lauréats participeront à une session d'accompagnement du 21 avril au 11 juin avant de partir en quête d'investisseurs pour lancer leurs applications à plus grande échelle.

 

"Lors des sessions, nous repérons les briques manquantes dans le management, les compétences ou le modèle économique et nous les aidons à les trouver, grâce à l'appui de notre équipe, d'une douzaine de mentors, chefs d'entreprises nationales ou régionales, et de professeurs et étudiants de Kedge Business School pour identifier, par exemple, d'éventuelles concurrences. Participer à ces sessions réclame un vrai investissement des porteurs de projets, mais tous se sont montrés très motivés pour progresser", assure Pascal Keiser, coordinateur général de French Tech Culture Provence dont la présidence est assurée par Paul Hermelin, Président de Cap Gemini. "The Bridge Accelerator" est soutenu par ailleurs par Microsoft, Orange, "Capital & Innovation" du Crédit Agricole Alpes Provence, Jocatop, B2P Web ainsi que par l'Université d'Avignon, Kedge, le Festival d'Avignon et l'Union Européenne.

 

Une expérimentation dans les abribus parisiens

Six des huit start-up participantes de la session écoulée ont effectué leur premier pitch lors du 4e Salon du Numérique à Avignon, le 1er mars. Issue de l'imagination de ClicMuse et 44 Screens, "Cultur'O'Game" profite de l'essor des dispositifs digitaux dans les villes pour proposer de nouvelles solutions de médiation culturelle en réalité augmentée. Paris va en explorer une sur les écrans tactiles des abribus interactifs de JC Decaux afin de valoriser son patrimoine et les collections de 14 musées (cf photo). "60% du public ne va jamais dans un musée et les jeunes sont difficiles à attirer. Cet outil peut les inciter à la découverte en rendant l'attente plus ludique", expliquent les cofondateurs Lionel Guillaume et Aube Lebel.

 

Waynote (Sophia Antipolis) s'emploie, elle, à rompre la lassitude des trajets sur autoroute : son application alerte l'automobiliste et ses passagers sur les activités et sites dignes d'intérêt à visiter ou lui suggérer des pauses culture, nature ou terroir à la prochaine sortie. "En informant en temps réel les voyageurs sur les paysages qui défilent, on valorise un territoire qui serait passé inaperçu", souligne Nadine Pedemarie, la présidente.

 

Optimisation d'emploi du temps

"Qu'est-ce qui tourne au théâtre" (Paris) a développé "To see or not to see" qui digitalise le bouche-à-oreille avec des notes et commentaires de spectacles, mais pas seulement : "Au festival d'Avignon, avec plus de 1 300 spectacles par jour, il est compliqué d'organiser son séjour pour voir tout ce qu'on souhaite en un minimum de temps. La future version de l'application composera l'emploi du temps idéal", confie le dirigeant, Pierre Beffeyte qui espère la tester en juillet prochain.

 

Géovina (Lunel, Hérault) a conçu une application pour les amateurs de vins qui géolocalise l'offre viticole d'une région. Elle a déjà conquis près de 5 700 utilisateurs sur le seul Languedoc-Roussillon. Nymphea (Lyon) a mis sur pied une plate-forme de mécénat culturel dédiée au grand public pour dynamiser les dons. La vauclusienne Castle Prod aborde, elle, le jeu multi-joueurs de stratégie spatiale, avec SpaceOrigin. Les deux sociétés suivies par The Bridge qui n'ont pas "pitché" le 1er mars sont Hiphen (systèmes et services de caractérisation de l'état des cultures) et Nuage de Points (agence de numérisation laser 3D).

 

En échange ? 3 à 7% du capital

Lors du précédent appel à candidatures, The Bridge avait reçu 36 dossiers, certains de l'étranger (Mexique, Togo, Canada). En contrepartie de son intervention, l'accélérateur prend 3 à 7% du capital des entreprises qu'il accompagne "pour être vraiment à bord" insiste Pascal Keiser qui propose aussi un espace de 300 mètres carrés à Avignon, "L'Etable Cowork". En permettant aux meilleurs projets de tester l'impact de leurs solutions, en "Living Lab" sur de grands événements culturels ou sites touristiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur (le choix interviendra en mai), la structure décuple leurs chances de visibilité auprès d'investisseurs potentiels, mais aussi d'autres lieux ou festivals intéressés par leurs innovations.

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