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Axa débloque 150 millions d'euros supplémentaires pour dénicher les meilleures start-up

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Axa multiplie les initiatives auprès des start-up. A l'occasion du Paris Fintech Forum 2017, le géant de l'assurance a annoncé la création d'un deuxième fonds de capital-risque. Particularité : il n'investira pas directement dans des start-up, mais dans d'autres fonds spécialisés dans les fintechs. A travers son premier fonds, le groupe a déjà investi dans 25 pépites. Son start-up studio, Kamet, a égament fait naître deux jeunes pousses. 

Voici comment Axa compte dénicher les meilleures start-up
Axa débloque 150 millions d'euros supplémentaires pour dénicher les meilleures start-up © AXA

La transformation numérique d'Axa passe à la vitesse supérieure. Après avoir lancé, en février 2015, un fonds de 230 millions d'euros via la structure Axa Strategic Ventures (ASV) pour investir dans des start-up, le géant de l'assurance vient d'annoncer, à l'occasion du Paris Fintech Forum qui se tient les 25 et 26 janvier 2017 au Palais Brongniart, la création d'un "fonds de fonds". Celui-ci sera doté d'une enveloppe de 150 millions d'euros.

 

150 millions d'euros pour investir dans d'autres fonds

"Alors qu'Axa avait l'habitude d'investir directement dans des start-up, ce nouveau fonds vise à investir dans d'autres fonds, qui eux-mêmes investissent dans des start-up", explique Sébastien Loubry, partner chez ASV, en charge du marketing et du business developement. La liste des fonds sélectionnés par Axa n'a pas encore été dévoilée, mais Axa devrait travailler, au total, avec une dizaine de fonds de capital-risque. Plusieurs structures sont visées : des fonds de taille importante, comme Sequoia Capital par exemple, des fonds très spécialisés dans les fintechs, et enfin, des fonds présents dans des zones géographiques où les équipes d'Axa ne sont pas encore présentes. "On pense notamment à l'écosystème israélien, mais aussi à l'Asie et à l'Afrique", précise Sébastien Loubry. Les tickets injectés dans chaque fonds d'investissement oscilleront entre 10 et 15 millions d'euros.

 

Déjà 40 millions d'euros injectés dans 25 start-up

Le géant mondial de l'assurance profite de ce lancement pour tirer un premier bilan de son activité de capital-risque. En l'espace de deux ans, ASV a investi 40 millions d'euros, sur l'enveloppe globale de 230 millions d'euros, à travers 25 opérations. Le groupe français mise sur le transfert de technologies et ne vise pas uniquement des start-up positionnées dans le domaine de l'assurance. "Nous avons, par exemple, investi dans Flyer, une start-up américaine qui fait de l'analyse prédictive pour le prix des billets d'avion. Nous pensons que son algorithme peut être intéressant pour nous", raconte Sébastien Loubry. Autre exemple avec la start-up israélienne Neura qui collecte les informations issues de plusieurs objets connectés pour dresser un profil de comportement de l'utilisateur. Dernièrement, ASV a investi dans Floome, une start-up italienne "early stage" qui a mis au point un éthylotest digital, qui se connecte au smartphone de l'utilisateur.

 

Une start-up Axa qui crée d'autres start-up

Mais Axa ne se contente pas d'investir dans des start-up. L'assureur a également mis sur pied le start-up studio Kamet. "Il s'agit d'une start-up qui crée des start-up", expliquent les équipes d'Axa. Dotée d'une enveloppe de 100 millions d'euros, la structure identifie d'abord des idées porteuses, puis va chercher des entrepreneurs à l'extérieur pour développer ces idées et les transformer en projets d'entreprises. Actuellement, deux projets sont en phase de test.

Le premier est une sorte d'hôpital virtuel. Il va permettre à un utilisateur en déplacement à l'étranger de consulter, via une application de vidéoconférence, un médecin qu'il a l'habitude de consulter. Il pourra ensuite recevoir dans les 2h ou 3h suivantes les médicaments prescrits par le professionnel de santé. Et si la situation l'exige, il sera directement redirigé vers un médecin local. Via ce dispositif, Axa souhaite faciliter les démarches du particulier pour ne pas qu'il attende son retour en France pour consulter un spécialiste... et que son état s'empire.

L'autre projet permet à l'utilisateur d'améliorer la maintenance de son véhicule. Pour faire changer ses pneus, l'assuré pourra alors simplement programmer depuis une application mobile que son véhicule soit pris en charge alors qu'il est au bureau. Sa voiture lui sera ramenée ultérieurement au moment le plus opportun pour lui. En proposant cette offre, Axa entend diminuer le risque d'accident de ses assurés et peut, en outre, négocier des tarifs intéressants compte tenu des effets d'échelle.

 

La techno pour basculer dans la prévention… et changer la relation client

En misant sur ces services autour de la prévention, Axa entend changer la nature de sa relation client, jusqu'à présent souvent contrainte (après un accident, par exemple), voire déceptive (démarches administratives, attentes de remboursement, etc.). "En étant proactif, nous pouvons changer la relation client", explique le groupe. Pour améliorer l'expérience de ses clients, Axa ambitionne donc de se positionner davantage sur la prévention et l'accompagnement.

Selon son CEO, Thomas Buberl, les technologies d'automatisation, comme les robo-advisors, permettront de dégager du temps pour développer ces nouveaux services. "Il n'y aura pas moins d'emplois, mais plus d'emplois dans l'assurance si l'industrie se transforme intelligemment", a-t-il lancé sur scène. Il en est convaincu : "la transformation digitale ne consiste pas simplement à transformer des documents papiers en simple bits".

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