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Banques, les fintechs ne sont pas votre plus gros problème

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Analyse Étude Une étude inédite de Bpifrance Le Lab intitulée Disrupter la banque pour la sauver, tord le cou à quelques idées reçues concernant les Fintech (contraction de finance et technologie). Certes ces entreprises ont bouleversé les codes du secteur financier. Mais elles ne sont peut-être pas le vrai danger pour les banques.

Banques, les fintechs ne sont pas votre plus gros problème
Banques, les fintechs ne sont pas votre plus gros problème © Bernard Chadebec - INRS

Les fintechs (entreprises mêlant finance et technologies numériques) ne sont peut-être pas le plus grand danger pour les banques. C’est peut-être l’enseignement le plus intéressant de l’étude inédite de Bpifrance Le Lab intitulée Disrupter la banque pour la sauver, qui leur est dédiée. Certes en quelques années, par leur approche résolument centrée sur le client, elles ont "rebattu les cartes du jeu bancaire traditionnel et suscité un engouement grandissant, avance l’étude. En 2015, KPMG recensait plus de 1100 opérations d’investissement pour un montant total s’élevant à 19,1 milliards de dollars", indique l’étude.

 

DES RISQUES BIEN  IDENTIFIÉS

Les fintechs présentent bel et bien un danger d’intermédiation pour les banques, en mençant de leur faire perdre la maîtrise de la relation avec leurs clients, comme cela s’est déjà passé dans le tourisme avec AirBnB ou Booking. Les banques ont bien compris que, pour faire face, il leur fallait composer entre compétition et coopération. De fait, explique l’étude, malgré les apparences, ces "nouveaux entrants" ne sont pas nécessairement des "concurrents". D’autant que certaines Fintech proposent également des services à destination des banques (B2Bank) pour les accompagner dans leur processus de transformation digitale.

 

LES GAFA À L'ASSAUT

En revanche, pointe les auteurs « la réelle concurrence pourrait venir des géants du web américains et chinois, des acteurs de la grande distribution et des télécoms. Ces entreprises qui souhaitent accroître leur accès aux données des clients disposent de ressources financières considérables et d’une importante base de clients qui facilite l’adoption de nouvelles solutions financières. » Les GAFA, Google, Apple, Facebook et Amazon, d’abord, qui se positionnent plus ou moins sur le paiement mobile, notamment Apple, mais aussi sur le crédit et le financement (Google et Amazon) et même les comptes bancaires (Apple et Amazon).

 

LES CHINOIS EN EMBUSCADE

Mais le danger va aussi arriver de l’Est. Les géants chinois du numérique sont en effet très actifs dans les fintechs et bien décidés à sortir de leurs frontières. Xiaomi (téléphonie mobile) a lancé un fonds de placement monétaire Huoqibao en mai 2015. Alibaba, possède le portefeuille électronique Alipays qui avait déjà 480 millions de clients en 2015. Il dispose aussi d’un fonds de placement de 93 milliards de dollars, et d’une structure de microfinance Ant Credit et de la plate-forme de financement participatif Zha Cai Bao. Le réseau social Tencent dispose d’un système de paiement peer-to-peer Licaitong via l’application WeChat qui comptait 640 millions d’utilisateurs en 2015. Sans oublier le moteur de recherche Baidu qui a lancé la plate-forme d’épargne Baifa en mai 2013 et propose un portefeuille électronique Baidu Wallet, avec déjà 65 millions de comptes activés en 2015.

 

Plus proche, les ambitions bancaires d’Orange ne sont pas non plus à prendre à la légère. Il est donc plus qu’urgent pour les banques de se faire des fintechs de solides alliés.

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