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Bien choisir sa plate-forme pour faire communiquer ses objets connectés

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Les plates-formes qui permettent de connecter entre eux des objets connectés sont devenues essentielles pour les fabricants du monde de l'Internet des objets : Sameh Ben Fredj, docteur en objets connectés et consultante IoT et analyse de données au cabinet de conseil en nouvelles technologies Xebia, leur explique dans cette tribune comment choisir (ou créer) une plate-forme de qualité. 

Bien choisir sa plate-forme pour faire communiquer ses objets connectés
Bien choisir sa plate-forme pour faire communiquer ses objets connectés © Florent Robert

D’après une étude de l’institut GFK, le marché français des objets connectés serait estimé à 400 millions d’euros en 2015. Leur nombre, en forte progression, dépasserait les 2 milliards d’ici 2020. Avec l'inauguration de la cité des objets connectés à Angers, la France veut devenir un leader mondial dans ce domaine.

 

Nécessité de faire communiquer les objets entre eux

 

Les objets connectés se multiplient et se diversifient, tant sur le marché grand public que professionnel. Ceci a engendré un nouveau besoin : celui de créer des interactions entre ces objets, au-delà de leurs constructeurs ou secteurs d’activités, afin d’apporter de nouveaux services et casser ainsi les silos. Automatiser certaines tâches de la vie quotidienne (dans la domotique) ou professionnelle  (dans l’industrie, le transport, la santé) deviendra ainsi possible. Les plates-formes de l'Internet des objets (IoT) ont vocation à connecter ces appareils hétérogènes et à les faire communiquer entre eux.

 

La multiplication des plates-formes de l'Internet des objets

 

Une plate-forme IoT joue un rôle crucial pour accélérer et réduire le coup de développement des produits et des applications IoT et ainsi optimiser le time to market.

 

Elle permet non seulement de connecter plusieurs objets et de gérer leur diversité,  mais aussi de manier des protocoles de communication complexes et variés. Ces plates-formes procurent aussi toute l’infrastructure back-end nécessaire pour développer des applications IoT : serveurs, bases de données, management des objets. Enfin, elles assurent la partie analyse des données en fournissant des bibliothèques d’algorithmes, des requêtes, des tableaux de bords et des outils pré-construits.

 

Aujourd'hui on observe une multiplication de ces plates-formes IoT. Certains géants de l’informatique se sont lancés dans la construction de leur proper outil, à l’image de Microsoft avec Azur ou de Google avec les projets Brillo et Weaves. D’autres acteurs ont choisi d’acquérir des start-up, comme Amazon avec le rachat de 2lemetry ou encore Samsung avec SmartThings.

 

En France, on note aussi une augmentation du nombre des plates-formes IoT, avec notamment le Hub Numérique de La Poste, Busit, la plate-forme de la start-up Citizen Data, ou encore l’arrivée sur le marché tricolore de la plate-forme américaine ThingWorx.

 

Choix de la plate-forme et critères de sélection

 

Face à ce développement, savoir identifier la bonne plate-forme parmi d’autres sera un enjeu important et critique pour les entreprises. 5 critères sont à considérer lors de ce choix :

 

1- Implémentations des standards et consortiums : la capacité de ces outils à supporter différents standards de communication. Ceci permet à des équipements hétérogènes de communiquer entre eux. Pour unir leurs efforts de standardisation et d'interopérabilité, plusieurs constructeurs de plates-formes IoT se sont réunis autour de ce qu’on appelle des consortiums de communication. On cite ainsi la formation de l’AllSeen Alliance, entre Qualcomm, Microsoft, Panasonic, LG mais aussi l'Open Interconnect Consortium, créé par IBM, Cisco et Intel.

 

2- Développement des partenariats : la capacité de la plate-forme à s’interfacer rapidement et facilement avec des objets connectés, à travers la signature de partenariats avec les constructeurs d’objets. Ceci permet aux entreprises de gagner temps et argent pour le développement de leurs applications IoT.

 

3- Ouverture et flexibilité : la capacité de la plate-forme à ouvrir ses API aux développeurs pour qu’ils puissent construire leurs produits et applications IoT. Sa capacité à s’adapter à différents modèles de données et à des besoins particuliers du business est également à prendre en compte.

 

4- Disponibilité et scalabilité : la capacité de la plate-forme à supporter une grande charge de travail, compte tenu du nombre d’objets à connecter et de la quantité de données à traiter.

 

5- Sécurité et confidentialité : sa capacité à assurer la sécurité et la confidentialité des données des utilisateurs de bout en bout.

 

Ces outils sont des systèmes complexes qui nécessitent la mutualisation de plusieurs compétences telles que le cloud, le big data, la sécurité, les réseaux et le logiciel. Face à ce nouveau besoin et vu l’importance que joue une plate-forme dans un projet IoT, les marques ont besoin d’être accompagnées, tant sur la conception et le développement de ces nouveaux programme que sur la sélection et le choix de ceux qui existent déjà.

 

Sameh Ben Fredj, docteur en objets connectés et consultante IoT et analyse de données chez Xebia

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