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Bordeaux veut devenir la capitale mondiale des start-up dédiées au vin à la gastronomie et au tourisme

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Ce 4 juin, l'accélérateur bordelais 33entrepreneurs organise son "démo day". Sa première promotion de start-up tentera de séduire des investisseurs. Un moment-clé pour le premier accélérateur qui allie vin, tourisme et gastronomie français.

Bordeaux veut devenir la capitale mondiale des start-up dédiées au vin à la gastronomie et au tourisme
Bordeaux veut devenir la capitale mondiale des start-up dédiées au vin à la gastronomie et au tourisme © 33entrepreneurs

Quand on pénètre dans les locaux de 33entrepreneurs, dans la Bourse maritime à Bordeaux, impossible de se méprendre sur la vocation de l'espace. Partout, en guise de mobilier, des caisses de vins remplies de magnums portent le logo du lieu. Nous sommes pourtant sous les toits, et non dans la cave, de ce superbe bâtiment historique du centre de Bordeaux, sur les quais de Garonne. Et si l'espace "pitch" dispose, comme il se doit, d'un imposant comptoir, on y expérimente plutôt l'ivresse de la création que l'ivresse tout court.

Dans le premier accélérateur de start-up dédié au vin, à la gastronomie et au tourisme, "les trois domaines d'excellence de la France", souligne Vincent Petre, le responsable du secteur Vin), pas le temps de chômer. Les start-up sélectionnées n'ont que trois mois pour faire leurs preuves. L'équipe, composée d'une quinzaine de personnes, leur a concocté un programme dense.

boot camp en entrée, demo day en dessert

Tout commence par un "boot camp", avec les forces spéciales françaises, sur un camp militaire. "L'idée est de resserrer les liens, obliger les start-up à penser en équipes, et aussi créer des synergies entre elles, explique Vincent Pétré. Nous ne voulons pas que les projets se voient comme des concurrents". Ensuite, le premier mois confronte les start-up à leur marché potentiel, le deuxième les voit se concentrer sur leur produit, et le troisième est axé sur la préparation au pitch, la façon de vendre le projet à des investisseurs...

Jusqu'à ce crucial "démo day" où les porteurs de projets doivent tenter de convaincre un public exigeant d 'investisseurs français et étrangers. "C'est le point culminant du programme, résume Clément Staquet, responsable de communication. Les entrepreneurs doivent convaincre que leur projet a été métamorphosé en trois mois."

C'est le cas pour Goot, l'un des premiers projets sélectionnés. La start-up parisienne, qui propose aux cavistes de se lancer dans le e-commerce, a fait évoluer son projet en quelques semaines. D'un positionnement B2C au départ, elle est passée à une démarche B2B. "Nous avions fait les mêmes erreurs que les autres, reconnaît Olivier Thibert, le co-fondateur. On a beaucoup réfléchi sur la meilleure voie à suivre. Et les premiers retours valident notre nouvelle approche."

Même satisfecit pour Nicolas Viennot, l'un des créateurs du comparateur de voyage axé sur l'économie collaborative Simpki. "Les rencontres régulières avec des mentors, dans le premier mois, ont été extrêmement utiles. Leurs retours ont toujours été très pertinents. On a bousculé notre méthodologie ; on dispose maintenant d'indicateurs clairs et d'un business model affiné pour mieux toucher les investisseurs", confie-t-il.

un coup de pouce au départ, une prise de participation à l'arrivée

Ces start-up espèrent convaincre le comité d'investissement de 33entreprepreneurs (composé d'acteurs du vignoble bordelais, comme Jean-Louis Triaud, du Domaine Rémy, Jean-Michel Cazes du Château Lynch-Bages, mais aussi de la maison de négoce Millesima). Celui-ci va décider d'injecter une centaine de milliers d'euros dans un ou plusieurs projets. L'accélérateur peut en effet entrer au capital des start-up qu'elle juge les plus prometteuses (à hauteur de 5%). Il avait déjà aidé les jeunes pousses au moment de leur entrée dans le programme avec une bourse de 15 000 euros, pour leur permettre de se concentrer sur leur projet, hors des contraintes matérielles, le temps de leur passage à Bordeaux.

ambitions mondiales

Quel que soit le destin des quatre premières start-up accélérées, 33entrepreneurs nourrit de grandes ambitions et veut devenir une référence dans son domaine. Et la structure s'en donne les moyens. Pour se faire connaître et attirer les meilleurs projets émergents, son équipe produit des études sectorielles pointues et parcourt le monde, à la rencontre des écosystèmes locaux.

Une vingtaine de concours ont été organisés ces derniers mois partout en Europe. Un road-trip américain en neuf étapes aura lieu cet été, pour, là-encore, dénicher les pépites locales. La finale de ce concours (avec une place dans l'accélérateur à la clé) aura lieu lors de la conférence Bon appétech, les 4 et 5 octobre à San Francisco. "Nous devrions passer la barre des 800 start-up rencontrées, précise Vincent Pétré. Nous voulons vraiment attirer les meilleurs au niveau mondial". La deuxième cuvée, qui comptera six projets, sera lancée cet automne, et devrait refléter cette ambition.

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