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Bruno Bonnell dégaine - enfin - son fonds robotique de service

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Bruno Bonnell dégaine - enfin - son fonds robotique de service © D.R.

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Lancé le 4 mars, Robolution Capital, fonds européen dédié à la robotique de service initié par Bruno Bonnell, président de Robopolis, a réussi à lever 80 à millions d’euros. Mieux que les 60 prévus initialement.

Cela valait le coup… de prendre le temps. Mieux que les 60 millions d’euros espérés, le fonds Robolution Capital a réussi à lever 80 millions d'euros, pour investir dans des entreprises de robotique de service européennes. Et c’est à Bercy, le 4 mars, que Bruno Bonnell, dirigeant de Robopolis, a présenté l’outil dont il rêvait depuis près de deux ans pour dynamiser la filière naissante. "Je pensais pouvoir aller plus vite, mais il a fallu dix-huit mois pour le constituer, un temps habituel pour ce type de montage", reconnaît Bruno Bonnell. Mais il est ne regrette pas le délai.

Avec son partenaire, la société de Gestion Orkos Capital, ils ont approché une cinquantaine de bailleurs de fonds et ont réussi à embarquer des investisseurs institutionnels, individuels et industriels. "Il y a du beau monde", lance Bruno Bonnell. Aux côtés de Bpifrance - la Caisse des dépôts s’était engagée à investir 15 millions d’euros dans le fonds lors de l’annonce du plan robotique français en mars 2013 - ont également investi le Fonds européen d’investissement, AG2G La mondiale, ainsi qu’Orange, EDF et Thales, via leur propre fonds corporate.

De 300 000 à 3 millions d'euros

Ce fonds serait le premier du genre au monde. "Nous avons identifié plus de 450 entreprises en Europe dans lesquels nous pourrions investir. Et les premiers investissements devraient être bouclés dans les trois mois qui viennent, avant l’été 2014". Sachant que le fonds, prévu pour une durée de 10 ans, doit investir à 50 % dans des entreprises françaises et à 50 % dans des entreprises européennes.

"Nous allons réaliser des investissements de 300 000 à 3 millions d’euros à tous les niveaux, de l’amorçage au développement. Et nous favoriserons les partenariats pour les tours de table, que ce soit avec de classiques fonds de capital-risque, ou des fonds d’institution comme la CDC, ou corporate, " précise encore l’entrepreneur, associé fondateur du fonds. Et ce dernier n’est pas peu fier d’avoir tenu la promesse faite il y a un an, lors de l’annonce du plan robotique français.

Estimé à 17 milliards d’euros en 2013, le marché de la robotique de services pourrait atteindre 100 milliards en 2018.

Aurélie Barbaux

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