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"C'est de 30 millions d'euros dont une pépite française de la cybersécurité a besoin !"

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Entretien Jean-Noël de Galzain est porte-parole d'Hexatrust, un regroupement de PME de la cybersécurité, qui a contribué à la publication d'une étude sur la filière. Au Forum International sur la cybersécurité (FIC), il a regretté la frilosité des investisseurs pour ce domaine.

C'est de 30 millions d'euros dont une pépite française de la cybersécurité a besoin !
"C'est de 30 millions d'euros dont une pépite française de la cybersécurité a besoin !"

L'Usine digitale : Votre étude sur la filière de la cybersécurité révèle que les start-up et PME françaises bénéficient en moyenne d'un investissement externe de 3 millions d'euros. C'est peu...

Jean-Noël de Galzain : Effectivement, C'est trop peu. Outre-Atlantique, les entreprises comparables attirent dix fois plus de capitaux. Or les dix, voire les vingt, plus grosses PME françaises de la cybersécurité qui réalisent une vingtaine de millions d'euros de chiffre d'affaires, peuvent prétendre à devenir des champions mondiaux de leur domaine, en s'imposant comme des alternatives par rapport aux éditeurs américains. Ce qui nous manque ceux sont des investisseurs qui mettent 30 millions d'euros dans nos sociétés et pas seulement 3 millions pour arriver à en faire des champions sur tous les grands marchés à enjeux.

 

Comment expliquer la frilosité des investisseurs pour le secteur de la cybersécurité?

Ils connaissent mal nos sociétés. Il y a aussi eu quelques mauvaises aventures dans les années 2000 dans la sécurité informatique avec certaines valeurs qui n'ont pas atteint les performances attendues. Mais c'était il y a 15 ans. Il faut regarder vers l'avant. Notre secteur affiche des croissances annuelles de près de 10%, voire 15% et plus pour certains segments.

Aux Etats-Unis, les acteurs ont compris que la cybersécurité était un enjeu mondial lié au numérique. Sans sécurité, les infrastructures informatiques et l'internet des objets risquent la catastrophe industrielle. Comme pour le numérique, il faut que l'on développe en France, un écosystème attractif pour les investisseurs aient envie d'investir quelques dizaines de millions d'euros. 

 

L'étude souligne également qu'une minorité des entreprises bénéficie des investissements de la part de BPI France...Vous le regrettez?

29% de nos entreprises seulement déclarent utiliser les services de BPI France. Or BPI France a un rôle extrêmement important d'investisseur en capital ou d'assureur qui abonde dans les fonds d'investissement, de capital risque ou d’amorçage en France. Il faut que BPI France regarde d'avantage le secteur de la cyber. 

 

Êtes-vous favorable à la création d'un fonds souverain ?

Fond souverain ou pas, cela m'est complètement égal. J'appelle à la mobilisation de tous les investisseurs. Que ce soit l’État à travers BPI France ou la Caisse des dépôts, les grands industriels ou encore les grands utilisateurs. Il faut réunir ces trois acteurs autour de nos entreprises championnes de la cyber pour faire émerger des solutions de financement à la hauteur des enjeux. 

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