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Cap sur l'étranger pour le rennais Energiency, qui lève 2,7 millions d’euros

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Levée de fonds La start-up rennaise Energiency débute l’année en s’ouvrant à trois nouveaux investisseurs. Ses outils d’intelligence artificielle au service des économies d’énergie dans l’industrie sont déjà leader du marché en France. West Web Valley, Go Capital et ISAI créditent l’entreprise de 2,7 millions d’euros pour aider l'entreprise à se projeter à l’étranger.

Cap sur l'étranger pour le rennais Energiency, qui lève 2,7 millions d’euros
Cap sur l'étranger pour le rennais Energiency, qui lève 2,7 millions d’euros © Energiency

La jeune pousse Energiency, start-up 2015 des Trophées de la transition énergétique, a bien grandi...  Elle a conquis des agroindustriels comme Triballat et Leroux, le papetier Norske Skog ou encore l'entreprise de construction de routes Colas. Il faut dire que la promesse de réduction énergétique annoncée par l’entreprise est alléchante : au moins 20 % d’économies d’énergie sans aucun investissement matériel.

 

C’est pour se développer à l’étranger qu’Arnaud Legrand, président et fondateur de l’entreprise, a bouclé une levée de fonds. "Les 2,7 millions d’euros investis par West Web Valley, Go Capital et ISAI vont nous permettre d'embaucher une force de vente, à Lyon, qui sera tournée vers l'international, indique l’ingénieur d’AgroParisTech. Nous visons notamment les pays limitrophes de la France". Les effectifs de l'entreprise (14 salariés aujourd'hui) devraient doubler d'ici la fin de l'année.

 

analyse prédictive de la consommation énergétique

Derrière ce succès se cache une technologie d’intelligence artificielle développée en partenariat avec Inria/Irisa de Rennes. "Nous faisons de l’analyse prédictive capable d’indiquer les consommations énergétiques d’une usine ou d’un processus à l’échelle d’une semaine, d’une minute ou même d’une seconde. En fait, c’est comme les compteurs d’une voiture, mais pour l'énergie. Dans l’agroalimentaire, par exemple, on peut donner des indications en kWh/tonne/produit. Avec ce genre d’indications en direct, plutôt qu’à la fin du mois, c’est beaucoup plus simple de trouver les sources d'économies d’énergie."

 

L’avantage de l’entreprise bretonne se décline dans plusieurs choix stratégiques. L’abonnement de 1, 2 ou 3 ans est préféré à l’audit pour pouvoir maintenir et assurer la performance atteinte. Autre choix, l’utilisation d’algorithmes d’apprentissage supervisés par un opérateur plutôt que de l’apprentissage automatique de la machine. "Le deep learning, c’est une boîte noire. Même si elle peut avoir raison, on ne peut pas imposer des modifications aux directions et aux ingénieurs si l’on ne peut pas les expliquer", tranche Arnaud Legrand.

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