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Cebit 2016 : "Nous voulons devenir le guichet cybersécurité des PME" prévient Deutsch Telekom

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Rüdiger Peusquens, vice-président du groupe “security service” de Deutsch Telekom, commente l'offre de cybersécurité “tout en un” Magenta Security, lancé lors du CeBIT de Hannovre.

Cebit 2016 : Nous voulons devenir le guichet cybersécurité des PME prévient Deutsch Telekom
Cebit 2016 : "Nous voulons devenir le guichet cybersécurité des PME" prévient Deutsch Telekom

Deutsch telekom, l'opérateur télécom allemand, a lancé une nouvelle offensive sur le cloud et le cybersécurité lors du CeBIT, le congrès du numérique qui se tient cette semaine à Hanovre. Son nouveau service Magenta security va regrouper à partir d'avril l'ensemble de ses services de cybersécurité, nous explique Rüdiger Peusquens, vice-président du Groupe “service de sécurité” de Deutsch telekom, en marge du congrès.

 

Au total, 1200 employés vont être affectés à Magenta Security, dont une trentaine d'experts en cybersécurité. La plupart ont été formés en interne pendant un cycle post-graduate de trois ans.

 

En regroupant ces services, Deutsch Telekom espère accroître sa force de frappe face à ces concurrents, les classiques chasseurs de hackers comme Symentec ou Karspersky, mais aussi les autres opérateurs présents sur le créneau comme Vodafone. “Nous avons l'ambition d'être un guichet unique pour la gestion de la sécurité des entreprises : conseil, évaluation des risques, test, design de solution sur mesure si nécessaire...”, commente Rüdiger Peusquens

 

Croissance de 7% du marché

L'enjeu commercial est fort sur un marché de la cybersécurité qui devrait progresser de 7% en 2016 en Allemagne, selon un chiffre de Deutsch Telekom. “Nous mettons surtout l'accent sur les PME, dont les besoins sont en très forte croissance", souligne Rüdiger Peusquens. Ces entreprises sont de plus en plus visées “par des tentatives de chantage, soit par refus de services, lorsque leurs serveurs sont submergés d'information, soit par le biais de logiciel malveillant cryptant leurs données".

 

Ces risques se multiplient encore avec l'utilisation des appareils mobiles à des fins professionnelles. Près de 30% des dirigeants (non IT) en Allemagne confessent avoir perdu au moins une fois un smartphone professionnel contenant des données sensibles pour l'entreprise, indique un sondage réalisé par Bitkom, l'association allemandes des entreprises du numérique.

 

Magenta security devrait donc couvrir toutes les formes de support, des smartphones aux objets connectés et, surtout, être “simple à utiliser”, explique Rüdiger Peusquens. Comme les petites entreprises n'ont pas les moyens d'avoir leurs propres experts en cybersécurité, “nous voulons être leur conseiller loyal, avec des solutions pour les réseaux, l'identification et la détection des risques, la gestion des pare-feu”, précise-t-il. Afin de détecter les attaques, Deutsch Telekom propose par exemple des appareils permettant de détecter des "anomalies" dans les flux ou la quantité de données envoyées par les capteurs et ordinateurs d'une entreprise.

 

une législation allemande favorable

Le champion allemand des télécoms a des atouts majeurs de son côté : la législation allemande très stricte sur la protection des données et la volonté du gouvernement de faire du pays l'un des leaders de la cybersécurité. Et Rüdiger Peusquens en convient : “la législation allemande sur les données nous aide beaucoup a convaincre nos clients du sérieux de nos services".

 

Ses services sont conçus parfois pour passer entre les mailles du filet juridique, puisque Deutsch telekom propose par exemple un cryptage des appels téléphoniques fixes et mobiles au sein d'une entreprise : “comme il ne s'agit pas du réseau public, nous ne sommes pas tenus de répondre aux obligations d'interception légale”, reconnaît Rüdiger Peusquens.

 

La réponse du responsable cybersécurité de Deutsch telekom à la question des “portes dérobées” éventuelles du gouvernement chinois sur les produits Huawei, qui soutiennent le cloud de Deutsch Telekom, reste en revanche très vague : “Nous avions besoin d'un service flexible et dynamique pour notre cloud et c'est ce que Huawei offre".

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