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Cegid en route pour franchir le cap de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires

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Porté par le cloud et des acquisitions, l’éditeur lyonnais de logiciels de gestion Cegid a dépassé les 300 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Et il entrevoit de franchir le cap des 400 millions en poursuivant ses emplettes et en s’étendant l’international.

Cegid en route pour franchir le cap de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires
Patrick Bertrand, directeur général de Cegid, veut franchir une nouvelle étape pour son entreprise © Jean-Luc Mege - CEGID
C’est une année historique pour Cegid. L’éditeur lyonnais de logiciels de gestion, qui compte 2250 salariés dans le monde, dont 1835 en France, a clôturé son exercice 2015 avec un chiffre d’affaires de 282,1 millions d’euros, en hausse de 5,8% en monnaie courante. "Mais compte tenu de l’apport de Technomedia, notre dernière acquisition réalisée en décembre 2015 et qui n’a pas encore été comptabilisée dans les résultats, nous avons dépassé pour la première fois la barre de 300 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel", note fièrement Patrick Bertrand, directeur général de l’ETI.
 
 
Champion français du SaaS dans le logiciel de gestion
Le cloud reste le premier moteur de ce développement. En 2015, les ventes de logiciels en tant que services SaaS (Software as a service) ont bondi de 31,8% pour atteindre 62,8 millions d’euros, deux fois celles de logiciels en licence traditionnelle. "Nous progressons plus que le marché qui, selon Gartner, croit de 25 à 30% par an", commente Patrick Bertrand.
 
Selon le cabinet Pierre Audoin Consultants, Cegid s’installe à la sixième place des ventes de services SaaS en France, derrière Salesforce (227 millions d’euros), Microsoft (165 millions d’euros), Capgemini (148 millions d’euros), Google (128 millions d‘euros) et Adobe Systems (63 millions d’euros). Mais son directeur général revendique le titre de champion français du SaaS sur le segment des logiciels de gestion, excluant Capgemini présent, lui, sur des services de communication issus de Prosodie, une société qu’il a racheté en 2011.
 
 
Le cloud, modèle vertueux et rentable
Et tant pis si ce modèle cannibalise l’activité traditionnelle. Les ventes de logiciels en licence se sont écroulées de 10,2% à 30,6 millions d’euros. Mais le chiffre d’affaire total en édition, qui comprend aussi les revenus du SaaS et des services de maintenance, garde la bonne forme avec une progression de 5,8%, supérieure à la croissance de 3,4% constatée sur le marché par IDC.
 
"Le modèle du cloud s’avère extrêmement vertueux, explique Patrick Bertrand. Il nous assure une récurrence du chiffre d’affaires de 60% en 2015, contre 55% en 2014, et, contrairement à ce que certains pensent, ne pénalise pas notre rentabilité. Au contraire, pour 100 euros de recettes sur 6 ans d’une vente de logiciel en licence, nous récupérons 250 à 260 euros de la vente du service SaaS équivalent sur la même période. Le client paie plus cher le service cloud mais fait des économies sur les serveurs, la maintenance, les mises à jour, etc."
 
 
43 millions d'euros en acquisitions en 2015
L’autre moteur de développement réside dans la croissance externe. En 2015, Cegid a mené cinq acquisitions : Altaven dans la fiscalité, JDS Solutions dans la distribution, NovigoTech dans les ressources humaines, Magelia dans l’e-commerce et Technomedia dans la gestion des talents. Au total, un investissement de 43 millions d’euros.
 
A peine ces prises digérées, l’éditeur met le cap sur un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros. Quand ? "Le plus tôt possible", répond Jean-Michel Aulas, président de Cegid. Au programme: la poursuite des emplettes et l’expansion à l’international à 20% du chiffre d’affaires, contre 12,4% en 2015. En ligne de mire, l’Afrique francophone et le secteur public, où l’éditeur espère doubler, voire tripler ses revenus dans 3 ans.

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