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CES 2016 : Romy invente le Nespresso de la cosmétique

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On continue notre tour d'horizon des jeunes pousses françaises au CES de Las Vegas. Aujourd'hui, place à Romy, la start-up de Troyes qui pourrait bien donner des boutons aux géants de la cosmétique.

CES 2016 : Romy invente le Nespresso de la cosmétique
CES 2016 : Romy invente le Nespresso de la cosmétique © Romy

La personnalisation du soin, en fonction de l'âge, du type de peau, des conditions météo, du niveau de stress : c'est le Graal après lequel courent tous les géants de la cosmétique. Ils pourraient être pris de vitesse par une start-up née en 2012 à Troyes: Romy, qui a inventé une machine capable de concevoir des crèmes sur mesure, en lien avec une application mobile.

 

Une crème sur mesure

L'utilisatrice doit d'abord fournir quelques informations sur son profil et ses habitudes. L'algorithme créé par la start-up se charge du reste. Il tient compte des données environnementales, mais aussi des infos remontées par les objets connectés de l'utilisatrice (montre et bracelet connecté, par exemple) pour proposer le bon mélange au bon moment. L'info est transmise au "formulateur cosmétique connecté", sorte de mini laboratoire à installer dans sa salle de bains. Un Nespresso de la cosmétique, pour faire simple.

 

"Dans la machine sont stockées des textures de crème, à combiner avec des capsules d'actifs, explique le fondateur Morgan Acas. Il faut combiner 1, 2 ou 3 actifs pour obtenir un soin personnalisé, à récupérer dans une petite spatule". La start-up promet ainsi une personnalisation poussée. "Le vieillissement de la peau provient pour trois quarts de facteurs extérieurs : le froid, le chaud, le stress, l'alimentation, la fatigue… Un pot de crème classique n'est pas évolutif et ne tient pas compte des différents paramètres", estime le créateur.

 

made in france

Il a fallu beaucoup de travail à la petite équipe de Romy, basée à Troyes, pour passer d'un premier prototype fonctionnel au modèle de série. Ses fondateurs ont bénéficié d'une incubation technologique, puis se sont rapprochés de sous-traitants français pour l'industrialisation. Pour les actifs de ses crèmes, la start-up se fournit auprès des mêmes fabricants que les grands noms de la cosmétique… mais promet de moins les diluer que ses concurrents pour davantage d'efficacité.

 

Romy espère livrer ses premiers clients durant le premier trimestre 2016. Ceux qui ont précommandé la machine bénéficient d'un tarif de 590 euros, au lieu de 990 euros. Un pack de démarrage qui inclut environ trois mois de soins. Ensuite, il faudra se fournir en recharges, pour un budget mensuel de 80 à 150 euros. "Soit un positionnement entre un Lancôme et un Guerlain, plutôt haut de gamme", commente Morgan Acas.

 

concurrent ou partenaire des géants du secteur ?

La start-up rêve d'un destin à la Nespresso, son modèle économique est d'ailleurs assez proche. La start-up ambitionne même de créer son propre réseau de boutiques pour vendre ses créations. Au démarrage sa machine sera vendue sur internet, dans des grands magasins et de manière sélective dans quelques concept stores.

 

Romy ne craint pas d'effrayer les grands noms de la cosmétique et se dit prêt à travailler avec eux. Un géant du secteur osera-t-il entrer à son capital et bénéficier de son avance technologique ? Romy compte en tout cas profiter de son premier CES pour se faire remarquer. L'équipe ira aussi d'autres start-up du secteur avec lesquelles des passerelles pourraient être bâties. "Il y a beaucoup de choses qui pourraient nous permettre de mieux diagnostiquer les besoins des utilisatrices, et d'affiner notre algorithme", juge Morgan Acas.

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