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[CES 2017] Revinax fait entrer la réalité virtuelle dans le bloc opératoire

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[UN JOUR, UNE START-UP] La start-up montpelliéraine Revinax veut optimiser la formation médicale grâce à la réalité virtuelle. Son application Surgevry, couplée à un casque VR, fait vivre à la place du chirurgien des opérations auparavant filmées en bloc opératoire. Revinax, qui souhaite lancer sa plateforme VR à la rentrée 2017, compte gagner en visibilité au CES 2017 de Las Vegas.

[CES 2017] Revinax fait entrer la réalité virtuelle dans le bloc opératoire
[CES 2017] Revinax fait entrer la réalité virtuelle dans le bloc opératoire © Reivinax

"Notre premier objectif au CES, c’est la visibilité, notamment internationale, ensuite l’établissement de réseaux", lance Jean-Vincent Trivès, cofondateur de la start-up montpelliéraine Revinax, qui fait partie du club des 29 jeunes pousses d’Occitanie accompagnées sur l’Eureka Park du Consumer Electronic Show (CES) par l’agence régionale Sud de France Développement. "On fait tous les congrès pour gagner en visibilité", reprend le dirigeant de cette start-up qui mixe formation médicale et réalité virtuelle. Revinax a déjà remporté le prix de la meilleure start-up au salon Laval Virtual en mars 2016 et le prix "Médecine 3.0" remis mi-novembre 2016 par la Chaire e-santé de la Fondation de l’Université de Montpellier, le CHU et l’IAE de Montpellier.

 

IMMERSION DANS LE BLOC

C’est un duo médecin/commercial qui a fondé Revinax en novembre 2015 : Maxime Ros, neurochirurgien au CHU de Montpellier jusqu’en juin 2016 et Jean-Vincent Trivès. Avec l’application Surgevry, Revinax appelle à la rescousse la réalité virtuelle pour optimiser la formation des étudiants en médecine, internes, urgentistes, chirurgiens, radiologistes.... "Nos cameramen, ce sont les chirurgiens, assure Jean-Vincent Trivès. Nous les sollicitons pour filmer une opération et cela marche, car ils aiment transmettre leurs savoirs. Deux caméras fixés sur la tête du chirurgien filment les interventions puis on récupère des heures de films, on extrait le matériau pédagogique et lui ajoute du contenu pour créer des sessions de formation d’une vingtaine de minutes. Muni d’un casque de réalité virtuelle couplé à l’application, le stagiaire vit une expérience immersive, à la place du chirurgien."

 

UNE PLATEFORME VR EN 2017

Depuis sa création, Revinax a obtenu une bourse French Tech et un prêt d’amorçage de la plateforme régionale Créalia et est incubé depuis octobre 2016 par le BIC de Montpellier Méditerranée Métropole. La start-up planifie son développement en deux temps : d’abord en faisant sponsoriser par des industriels la transformation des images de la table d’opération en contenu pédagogique. Revinax dispose aujourd’hui d’une quarantaine de films. "Puis du modèle d’agence de production, nous allons évoluer vers celui de plateforme VR", explique Jean-Vincent Trivès. Une première version de la plateforme, freemium et sponsorisée, devrait sortir à la rentrée 2017.


Pour financer ce plan d’action, Revinax recherche des investisseurs privés, de type membres du milieu médical souhaitant investir dans une start-up et défiscaliser. Revinax, qui souhaite lever 1 million d'euros à court terme, notamment pour recruter un web développeur et un développeur VR et étoffer la partie commerciale. "Le développement peut être plus rapide dans le modèle nord-américain, où les universités ont elles aussi la capacité d’investir, où les circuits de décisions sont plus courts et rapides", estime Jean-Vincent Trivès. Depuis octobre 2016, Revinax, qui avait déjà un bureau à Montréal, a établi un bureau au sein de la Maison de la Région à New York. "Le modèle européen est plus fastidieux, même si des centres de simulation médicale viennent d’être ouverts dans les hôpitaux français." Revinax a l’ambition d’atteindre 750 000 euros de chiffre d’affaires en 2017 et 1,2 million en 2018.

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