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Ces six robots nés de start-up séduisent les retailers... et on vous dit pourquoi !

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L'un déplace des étagères, l'autre détecte les ruptures de produits en rayon. Un autre excelle aux tâches de collecte quand d'autres renseignent et accompagnent les clients dans leur parcours d'achat. Zoom sur six robots développés par des start-up et qui perçent dans le monde de la distribution. 

RHR, l'expert du "picking"

 

 

RHR est un bras robotique collaboratif conçu par Right Hand Robotics, une start-up issue de recherches menées à Harvard. RHR a été imaginé pour réaliser les tâches de collecte (le fameux "pick and place") dans les entrepôts des géants du e-commerce. Equipé de caméras et doté d'algorithmes de vision par ordinateur couplés à des techniques de machine learning, le robot a d'abord appris à reconnaître toutes sortes d'items. Grâce à cet apprentissage automatique, il sait comment attraper les produits selon leur forme et leur taille.

RightHand Robotics
  • Date de création : 2014
  • Siège : Massachusetts (Etats-Unis)
  • Fondateur : Yaro Tenzer
  • Fonds levés : 8 millions de dollars en mars 2017
  • Clients : plusieurs projets pilotes actuellement menés avec des e-commerçants dans le secteur de la beauté, de la pharmaceutique ou encore de l'alimentaire.

 

Scallog, le déménageur
 

 


 

 

Scallog est un robot conçu pour la logistique de détail et donc particulièrement adapté aux activités e-commerce et de pièces détachées. Il s'inscrit dans une logique "goods to man". Dans un entrepôt, c'est donc lui qui va chercher les stocks, en déplaçant les armoires de stockage, pour les apporter à l'opérateur. Le robot est assez basique et est équipé de capteurs simples et peu coûteux lui permettant de suivre des bandes posées au sol. La complexité réside davantage dans l'unité centrale qui permet d'orchestrer la flotte de robots en leur affectant des missions et qui s'interface avec le logiciel de gestion d'entrepôt de l'entreprise. Cette solution automatisée permettrait de diminuer par 3 ou 4 le temps de préparation d'une commande, mais aussi de diminuer jusqu'à 95% les trajets effectués par les opérateurs (qui dans une configuration classique peuvent parcourir jusqu'à 15 km par jour en poussant des charges allant jusqu'à 150 kg). Autre avantage : la solution permettrait de diminuer de 20 à 30% la surface occupée au sol. La solution est commercialisée depuis un an et demi et environ 100 robots ont été déployés sur 12 plates-formes logistiques. La start-up entend internationaliser son offre grâce à des intégrateurs et a déjà une présence en Espagne, au Portugal et au Brésil.

Scallog

  • Date de création : 2013
  • Siège : Nanterre
  • Fondateur : Olivier Rochet
  • Collaborateurs : 20 personnes
  • Fonds levés : 1,7 million d'euros
  • Clients : dans la distribution, Scallog travaille notamment avec Gemo, Décathlon, mais aussi Shop Hair, Rakuten et BSL, un prestataire logistique pour le e-commerce. 

 


Exo, le collaboratif

 

 

Le robot Exo a été conçu par la start-up Exotec Solutions, fondée par des anciens collaborateurs de BA Systemes. La jeune pousse a, en fait, développé un système complet de préparation de commande automatisé. Il comprend une flotte de robots Exo (de 15 à 200 robots Exo peuvent travailler ensemble selon les besoins), un logiciel robotique embarqué et un serveur, baptisé Fleet Control, qui fait office de chef d'orchestre pour superviser les mouvements des robots. C'est cette brique qui s'interface avec le WMS (logiciel de gestion d'entrepôt) du client. Pour se repérer dans son environnement et se déplacer de manière autonome, chaque robot est doté d'un scanner rotatif à l'avant. La première génération de machines permettait de réduire le déplacement des opérateurs de 15 à 4 km par jour, de quoi doubler la capacité de préparation de commandes, selon les affirmations de la start-up. La nouvelle génération de machines permettrait, quant à elle, de quintupler la capacité de préparation de commandes.

Exotec Solutions
  • Date de création : 2015
  • Siège : Lille
  • Fondateurs : Renault Heitz et Romain Moulin
  • Nombre de collaborateurs : 15
  • Fonds levés : 3,3 millions d'euros. Deuxième levée de fonds prévue pour la fin de l'année 2017.
  • Clients : la start-up a signé avec trois clients dans l'univers du retail et du e-commerce. Le premier déploiement opérationnel est prévu pour l'été 2017.

 

 

Heasy, la borne 4.0

 

 

Heasy est une borne mobile et interactive d'1,55m, dotée d'un grand écran tactile de 19 pouces au niveau du ventre et d'un tête. Le robot est capable, grâce à des algorithmes et à un système infrarouge, d'identifier l'endroit où il y a le plus d'interactions à un moment donné pour s'y rendre et ainsi optimiser son taux d'utilisation. Conçu par la start-up Hease Robotics, l'automate a été pensé pour proposer une interaction la plus riche possible à un client. Il peut ainsi guider une personne, qualifier une demande ou encore reconnaître le sexe de son interlocuteur et ses émotions grâce à des technologies de reconnaissance faciale. Grâce à un partenariat avec Worldline, filiale d'Atos, Heasy embarque aussi un terminal de paiement. Enfin, d'après ses fondateurs, le robot génèrerait 30 fois plus d'interactions qu'une borne classique.
 

Hease Robotics

  • Date de création : fin 2016
  • Siège : Villeurbanne
  • Fondateurs : Maxime Vallet et Jade Le Maître
  • Collaborateurs : 10
  • Clients : dix prototypes seront déployés dès le mois d'octobre pour des expérimentations, notamment avec des retailers. Industrialisation prévue en mai 2018.
  • Fonds levés : 1ère levée de fonds prévue d'ici la fin 2017. 

 

 

Shelfsurveyor, le détecteur

 

 

 

Shelfsurveyor est le fruit des travaux de l'entreprise californienne Fetch Robotics et de la start-up Trax Image Recognition. Doté de trois caméras, elles-mêmes couplées à des algorithmes d'intelligence artificielle, le système robotique permet aux marques de gagner en visibilité en magasin. Concrètement, le robot déambule dans les allées du supermarché et est capable de reconnaître le produit, son placement et son prix. Toutes ces données sont envoyées dans le cloud et traitées pour générer des recommandations aux marques. Aveccette analyse, les marques peuvent détecter en temps réel une rupture linéaire ou un mauvais placement de produit en rayon.

 

Trax Image Recognition

  • Date de création : 2011
  • Siège : Singapour. La R&D, elle, est basée en Israël.
  • Fonds levés : 78 millions de dollars.
  • Clients : Trax Image Recognition travaille avec des marques comme Nestlé, Coca-Cola, ou encore Heineken. Au total, elle compte 175 clients dans 50 pays.

 

 

WiiGo, le chariot intelligent

 


 

Imaginé par la start-up portugaise Follow Inspiration, Wiigo est un chariot-robot doté d'un système de reconnaissance d'image et de capteurs infrarouges qui lui permettent de se déplacer et de suivre le client de manière autonome. Il a été conçu pour faciliter le parcours d'achat des clients en magasin en les guidant dans les rayons et les soulageant de lourdes charges, Wiigo pouvant supporter une charge de 40 kg. Le robot a récemment été testé par l'enseigne Gémo dans son magasin de Chambray-Lès-Tours. "82% des clients utilisateurs souhaitent d'ores et déjà réutiliser le robot", se félicite la marque.
 

Follow Inspiration

  • Date de création : 2012
  • Siège : Portugal
  • Fonds levés : montant non communiqué
  • Clients : En France, les magasins Intermarché et Bricomarché et Gémo

 

 

 

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