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Cette start-up new-yorkaise octroie des bonus à ses salariés sportifs et bons dormeurs

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Vu ailleurs Le pure player américain du matelas Casper paie des primes à ses salariés qui enregistrent leurs heures de sport et nuits de sommeil sur une application mobile dédiée, rapporte le site Quartz.

Cette start-up new-yorkaise octroie des bonus à ses salariés sportifs et bons dormeurs
Cette start-up new-yorkaise octroie des bonus à ses salariés sportifs et bons dormeurs © Flickr c.c. - Aktivioslo

On connaissait les entreprises américaines fournissant des bracelets d'activité à leurs salariés pour les inciter à faire davantage d'exercice. Ou celles subventionnant un abonnement à un club de sport ou se dotant d'une salle de fitness dans leurs locaux. Un geste pas du tout désintéressé puisque les entreprises américaines doivent financer de coûteuses mutuelles pour leurs employés.

 

La start-up Casper (concepteur et vendeur de matelas sur internet, et ce n'est pas un détail) va plus loin dans le suivi du bien-être de ses salariés. Comme l'a repéré le site Quartz, la jeune pousse offre des primes pour chaque heure de sport et chaque nuit de sommeil complète effectuées. Pour cela, les employés sont invités à installer l'application de suivi de l'activité physique IncentFit, sur laquelle ils peuvent enregistrer leurs kilomètres de marche, de course ou de vélo, signaler le temps passé dans une salle de sport (avec vérification grâce à la géolocalisation) ou encore activer le suivi de leur sommeil. Chaque "bonne action" est créditée (17 centimes d'euros par kilomètre de marche, 1,70 euro par kilomètre à vélo, 1,70 euro par nuit de sommeil complète…) afin d'alimenter une cagnotte mensuelle. Le bonus peut donc atteindre plusieurs dizaines de dollars par mois, avec un plafond de 190 dollars (environ 170 euros). En mai, 69% des salariés de la start-up ont ainsi pu bénéficier d'une prime liée à leur activité physique (sur la base du volontariat, évidemment).

 

Incitation ou injonction au bien-être ?

Evidemment, ce type d'incitation (voire d'injonction) fait débat. D'abord car tous les salariés ne sont pas égaux en matière de condition physique, ou n'ont pas forcément le temps et l'envie de faire du sport sur leur temps libre. Ensuite, car l'employeur se donne un accès à des données personnelles, liées à la santé ou au bien-être de ses salariés, qui pourraient influencer ses décisions managériales. Le co-fondateur de Casper, Neil Parikh, assure que les cadres de la société n'ont pas directement accès aux données de chaque employé, mais ils ont connaissance de leur score et des primes octroyées chaque mois. Il voit le programme comme un facteur d'émulation collective, un levier de performance de groupe. Il s'agit aussi d'un enjeu d'image : quand on est une entreprise de matelas censés améliorer le bien-être de ses clients, on se doit d'avoir des salariés en bonne forme physique. Comme le souligne l'auteur de l'article, Leah Fessler, Casper pourrait aussi bien mettre en place un programme de "coporate wellness" (bien-être en entreprise) sans tracker ses salariés, simplement en mettant en place des cours de sport ou de nutrition (optionnels) pendant les heures de travail…

 

Lire "What if your employer paid you to exercise and sleep? Inside one startup’s wellness experiment" sur le site de Quartz

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1 commentaire

perrin

04/07/2017 12h44 - perrin

Bienvenus dans Le Meilleur des Mondes !

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