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Chez L’Oréal, les patrons de filiales partent en stage dans le numérique

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Nommée en mars dernier pour piloter la transformation digitale de L’Oréal, Lubomira Rochet veut impliquer toutes les activités du leader mondial des cosmétiques. D’où la mise en place de méthodes originales, qu’elle présente en exclusivité à L’Usine Digitale.

Chez L’Oréal, les patrons de filiales partent en stage dans le numérique
Chez L’Oréal, les patrons de filiales partent en stage dans le numérique © DR

Ce mardi 1er juillet, plusieurs cadres dirigeants du groupe L’Oréal vont vivre une étonnante première fois, qui leur rappellera peut-être la boule au ventre qu’ils ressentaient, enfants, à l’approche de la rentrée scolaire. Cette année, leurs écoles s’appellent… Vente Privée ou Amazon. Le numéro un mondial de la beauté a lancé à ses patrons de pays et de zones un défi inédit : effectuer, durant quelques jours, des stages chez des pure players du numérique et des cabinets de stratégie digitale. Une "expérience immersive" proposée par Lubomira Rochet, première "Chief Digital Officer" de l’Oréal, nommée en mars dernier pour piloter la transformation digitale du groupe.

"Vis ma vie" versus PowerPoint

Après avoir assimilé durant quelques mois l’organisation du géant des cosmétiques, place aux actions concrètes. Lubomira Rochet a demandé à ces dirigeants aux postes très opérationnels de jouer le jeu du stage, en travaillant "en binômes avec des experts du digital pour les aider à appréhender leurs défis respectifs. Ces personnes pourront leur apporter toute leur connaissance des différents outils que le digital peut mettre au service de nos activités", explique-t-elle à L’Usine Digitale. Pourquoi cette sorte de "Vis ma vie" ? "Le digital implique aussi une fertilisation croisée qui ne peut pas passer par des slides de PowerPoint ! L’expérience concrète, c’est encore mieux !"

Chez L’Oréal, l’impulsion digitale a été donnée par Jean-Paul Agon, son PDG, depuis 2010-2011. Elle se se concrétise progressivement dans toutes les activités. "On voit bien que le digital est en train de transformer à la fois la manière dont nous allons communiquer avec nos clientes, les engager, leur apporter des services, mais aussi notre manière de travailler ensemble, de produire, de concevoir nos produits, confie Lubomira Rochet. C’est vraiment une transformation multiforme."

Personnaliser les produits en développant des services

Passée par Cap Gemini, Microsoft et Valtech, ce pur produit du numérique n’entend donc pas se limiter à fédérer la communauté des 600 "digitaux" du groupe, ces experts maison du numérique. Son ambition est de faire de L’Oréal "le leader du secteur de la beauté sur l’engagement et l’expérience consommateurs sur l’ensemble des points de contact" et de personnaliser les produits grâce à des services. Comme makeUp Genius, une application présentée le 15 mai au Festival de Cannes, qui transforme le téléphone portable en miroir amélioré pour un essayage virtuel de maquillage. Durant deux semaines, elle a figuré dans le top 5 de l’AppStore, avec plus de trois millions de produits "testés". "Pour nous, c’est un indicateur très fort des tendances, des produits qui buzzent, décrypte Lubomira Rochet. Il nous permet d’écouter, de comprendre les comportements des différentes consommatrices pour leur proposer des routines, des produits adaptés à leurs besoins."

"La France,  un pays extraordinaire pour le digital"

La patronne digitale du groupe n’entend pas s’arrêter là. Elle compte aussi sur les partenariats innovants pour accélérer la transformation du groupe. Y compris en France. "Je pense que la France est un pays extraordinaire pour le digital, insiste-t-elle. Nous avons des ingénieurs de classe mondiale, des designers remarquables, une forme d’inventivité liée au fait que l’on n’est jamais content de ce que l’on a !, mais aussi des statisticiens, des gens qui font de la data: il n’y a pas énormément d’écosystèmes où l’on peut trouver une telle richesse ! Et des efforts très importants ont quand même été faits au niveau politique pour accompagner l’émergence de cet écosystème et de start-up." Son message est clair : montrer que le français L’Oréal entend bien lui aussi y contribuer.

Gaëlle Fleitour

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