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Colis Privé expérimente une nouvelle boîte à colis connectée

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Jusqu'en décembre dernier, Colis Privé a testé l'utilisation de boîtes à colis connectées individuelles pour améliorer l'expérience de ses clients et augmenter la fiabilité de ses livraisons. Le spécialiste français de la logistique, détenu à 25% par Amazon, travaille également avec des start-up pour optimiser la tournée de ses livreurs. 

Colis Privé multiplie les expériences connectées
Colis Privé expérimente une nouvelle boîte à colis connectée © Colis Privé

Ne plus avoir besoin de passer à La Poste, ni même à un point relais, pour récupérer un colis qui ne rentrait pas dans votre boîte aux lettres pendant votre absence. C’est ce qu’aimerait proposer Colis Privé, détenu à 25% par Amazon, pour améliorer l’expérience de ses clients et augmenter la fiabilité de ses livraisons.

 

Une expérimentation dans 13 communes des Hauts-de-Seine

 

« Lorsque les dimensions du colis ne permettent pas de le laisser dans la boîte aux lettres et que le destinataire est absent, le processus devient, tout de suite, plus complexe. Nous devons garder le colis en instance et le destinataire doit reprogrammer une date de livraison » explique Cathy Lacroix, directrice marketing, innovation et expérience client de Colis Privé.

 

Dans cette optique, la société française de logistique, a testé pendant plusieurs mois en 2016, une boîte à colis individuelle et connectée dans 13 communes des Hauts-de-Seine (92), en partenariat avec la société belge ParcelHome, spécialisée dans la fabrication de boîtes aux lettres intelligentes.

 

Augmenter la satisfaction client et fiabiliser les livraisons

 

Concrètement, chaque boîte à colis est située devant une maison individuelle. Le livreur ouvre le coffre grâce à un badge nominatif et y dépose le colis. Les capteurs intégrés au dispositif détectent la présence du colis, enregistrent son poids et son heure de livraison et le système envoie automatiquement un SMS sur le portable du destinataire pour l'alerter. Grâce à son smartphone, celui-ci peut ouvrir la boîte et récupérer sa livraison. ParcelHome assure que le dispositif est inviolable et Cathy Lacroix précise que tout badge perdu ou volé peut être désactivé à distance.

 

Cette phase d’expérimentation devait permettre à l’entreprise belge de tester le marché et d’affiner son business model. De son côté, Colis Privé souhaitait vérifier si un tel service permettait, bel et bien, d’augmenter la satisfaction client. « Cela permet aussi de fiabiliser la livraison. C’est un point important pour nous car lorsqu’un destinataire déclare ne pas avoir reçu son colis, c’est sa parole contre celle du livreur » ajoute, Cathy Lacroix.

 

Plusieurs business models envisagés

 

A l’avenir, si un tel service était amené à être déployé, plusieurs modèles économiques peuvent être envisagés. L’entreprise ParcelHome peut directement s’adresser aux particuliers en proposant des abonnements ou en commercialisant les boîtes à colis dans des grandes enseignes (Leroy Merlin, Castorama), comme le sont actuellement les boîtes aux lettres classiques. Autre option possible : s’adresser à un marché B2B et proposer aux grands acteurs du e-commerce d’équiper, eux-mêmes, leurs meilleurs clients d’un tel dispositif afin d’augmenter leur satisfaction.

 

ParcelHome n’est pas le seul acteur à connecter les boîtes aux lettres. En France, Decayeux, spécialiste historique de la fabrication de boîtes aux lettres implanté à Feuquières-en-Vimeu (Somme), a développé un concept similaire baptisé MyColisBox, pour répondre à l’explosion du e-commerce.

 

Les technologies des start-up pour optimiser les tournées

 

Outre l’expérimentation menée avec ParcelHome, Colis Privé teste différentes initiatives pour améliorer l’expérience client. Parmi elles : un système de casiers connectés (les  fameux lockers) avec Inpost et la mairie de Paris et un concept d’e-conciergerie pour les boîtes aux lettres collectives, avec la société Renz. Colis Privé se tourne également vers l’écosystème des start-up pour optimiser la  tournée de ses livreurs. « Nous travaillons avec une start-up qui a développé un logiciel permettant de séquencer les tournées selon plusieurs facteurs, comme les horaires d’ouverture des points relais et l'influence dans tel ou tel secteur », précise Cathy Lacroix. 

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