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Comment faire entrer le numérique dans les débats politiques d'ici 2017

| mis à jour le 24 mars 2016 à 08H07
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Document Pour que le numérique ne soit pas absent des débats de la présidentielle de 2017, la député d’Eure-et-Loir Laure de La Raudière (LR) lance sa plate-forme web "Numérique2017" la veille du jour où France Stratégie publie sa synthèse "Tirer partie de la révolution numérique" (publiée ici) pour déclencher des contributions sur sa propre plate-forme "2017-2027". Mais de là à atteindre les candidats…

Comment faire entrer le numérique dans les débats politiques d'ici 2017
Comment faire entrer le numérique dans les débats politiques d'ici 2017

Le numérique était l'un des grands absents des débats et des programmes des élections présidentielles de 2012. Quand on évoquait le sujet, les équipes de gauche comme de droite répondait, au mieux, PME, au pire, télécoms. Seul peut-être François Bayrou avait-il commencé à prendre la mesure des enjeux, économiques du moins. Mais qui l’a entendu ?

 

En 5 ans, le sujet, n’est plus tabou. En bousculant le secteur du taxi, de l’hôtellerie ou des transports, les Uber, Blablacar, Airbnb et autre Amazon ont obligé les politiques à se pencher sur le sujet. Même déshabillée, la Loi pour une République numérique et sa consultation publique, ont montré qu'il était bien politique et concernait tout le monde.

 

Les premiers candidats déclarés à la primaire de droite s’en emparent. À commencer par Alain Juppé, qui a quelques idées (pas très neuves il est vrai) pour une France numérique. Dès septembre dernier, France Digitale agitait le chiffon rouge lors de sa journée France digitale Day. Et l’association G9+ a compilé et publié un livre intitulé "2017 : 100 idées pour une France numérique", dont L’Usine Digitale avait obtenu quelques morceaux choisis.

 

les questions de société non traitées

Ce n’est pas assez, tempête la député LR Laure de la Raudière, l'une des premières parlementaires, avec Corinne Erhel (PS), à avoir perçu les enjeux du numérique. "Depuis 8 ans, on ne pense pas correctement d’un point de vue politique les enjeux numériques. On reste dans une logique de protection de l’ancien système. C’est le syndrome Hadopi, guerre VTC/Taxi…", explique la député d'Eure-et Loir. Pire : les solutions apportées par la loi aux problèmes soulevés par le numérique ne seraient pas les bonnes ou tout bonnement inefficaces !

 

Et les vrais sujets seraient encore laissés de coté. "La quasi-totalité des politiques n’ont une vision du numérique que comme un secteur d’activité en croissance, celui des start-up. Cela fait bien d’y être associé, de penser financement, simplification, droit à l’expérimentation… C’est bien, mais c’est la partie émergée, la plus facile. On s’exonère de la réflexion en profondeur de la transformation de la société. On n’a pas de vision politique à l’ère du numérique", explique Laure de La Raudière.

 

Un site 2017-2027 chez France Stratégie

À lire la note de synthèse, "Tirer partie de la révolution numérique", que publie France Stratégie sur sa plate-forme d’appels à contribution 2017-2027 (pour alimenter les débats des primaires et de l'élection de 2017 justement), on ne peut que lui donner raison. L'analyse fait le énième constat du retard français et européen vis à vis des Etats-Unis, même si le document veut ouvrir le sujet en lançant ses appels à contributions sur des questions comme "Données et algorithmes : quelle gestion des ressources ?", "Compétences : quel accompagnement pour une citoyenneté numérique active ?", "Les services publics : quelle appropriation des opportunités du numérique ?"… Mais n'apparaissent pas les questions de société, comme  la santé, la sécurité, le travail, le droit social, pourtant au cœur de tout projet politique pour la France et très impactées par le numérique.

 

Une plate-forme Numérique2017 chez les Républicains

Certes, la plate-forme Numérique2017 – tous numériques, lancée par la député LR et quatre comparses de l’équipe de Bruno Lemaire (avocats, communicants…), n’est pas très calée. Les thèmes des débats physiques qui seront organisés, ne sont pas vraiment définis. La modération des contributions sur le site web est encore floue. Et les modes de restitution, des propositions ou sujets qui devront vraiment figurer dans les programmes n'est pas très claire non, plus. Mais la volonté est là. Un peu naïf de penser qu’une initiative portée par des membres de l’équipe de Bruno Lemaire saura convertir au numérique l’ensemble des candidats à la présidentiels et ce, sans entrer dans les débats de la primaire ? Peut-être. Utopique de croire qu'à eux cinq, ils pourront faire, en moins d’un an, mieux que Terra Nova, Renaissance numériques ou le CNNum en plusieurs des années ? Sûrement. Mais à force… on ne sait jamais.

 

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