Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Comment Spinali Design tente de surfer sur le buzz de son bikini connecté

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Cas d'école La start-up alsacienne Spinali Design veut s'imposer comme un acteur incontournable du textile intelligent made in France, encouragée par le buzz mondial de son maillot de bain connecté à l'été 2015.

Comment Spinali Design tente de surfer sur le buzz de son bikini connecté
Comment Spinali Design tente de surfer sur le buzz de son bikini connecté © Spinali Design

A l'été 2015, ce n'était pas encore le burkini qui faisait le buzz… mais – toutes proportions gardées – le bikini connecté inventé par la start-up de Mulhouse Spinali Design. Des médias du monde entier s'intéressaient à ce maillot capable d'alerter sa porteuse sur son exposition aux rayons UV. La jeune pousse enregistrait des milliers de prises de contact et demandes d'informations.

 

une Levée de fonds fin 2015

Qu'a-t-elle tiré de ce coup de com' réussi ? Des ventes, d'abord, mais pas à la hauteur du buzz. Le marché grand public n'est pas encore totalement mûr pour ce type de produit. "On avait des mois d'avance sur l'usage grand public", reconnaît Romain Spinali, responsable Innovation de l'entreprise. "On a été, à un moment, le symbole de la capacité qu'ont les Français de réinventer un produit qu'ils ont inventé, commente-t-il. Un journal allemand a écrit dans un édito en nous citant : aujourd'hui, les maillots de bain parlent et les voitures se conduisent toutes seules. On a été l'emblème de ce mouvement". Les maillots de bain connectés se vendent de plus en plus, mais ce n'est pas encore le raz-de-marée.

 

 

 

 

Cela dit, Spinali est en avance sur le textile intelligent et cela va payer lorsque le marché va exploser. "On envisage une marge opérationnelle de 480 000 euros en 2016, soit 800% de plus qu'en 2015. Et un doublement en 2017", confie Marie Spinali, PDG de la start-up. Son maillot connecté lui a permis d'apparaître dans le radar d'investisseurs et de partenaires potentiels. En novembre, la société a bouclé sa première levée de fonds, d'un montant de 200 000 euros. Bpifrance lui a également fait confiance avec un prêt innovation de 110 000 euros. "On a travaillé avec une grande entreprise de luxe sur une robe incrustée de LED, qui capte l'énergie du corps et la retranscrit en lumière", ajoute Marie Spinali. Une robe, comme la gamme de maillots, fabriquée à la demande en France.

 

produits grands publics et ambitions B2B

En coulisses, l'équipe de 11 salariés a acquis de l'expérience. Un partenariat a été signé avec le service dermatologie du pôle Spécialités médicales de l'hôpital Dupouy d'Argenteuil, pour l'expérimentation de dispositifs de prévention connectés. Il s'ajoute aux collaborations avec le CNRS sur l'aspect chimie, et avec le CEA pour l'électronique.

 

L'équipe travaille dur sur l'amélioration de l'analyse des données pour rendre le textile plus intelligent. "C'est dans ce que l'on appelle "l'intelligence ajoutée" que l'on veut vraiment se démarquer, à la croisée de la technologie, de la mode et du médical", résume Romain Spinali. L'entreprise prépare de nouveaux produits grand public pour démontrer son savoir-faire, et pourrait aussi vendre ses technologies à des industriels de la pharma, du sport ou de la mode.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale