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Comment tirer parti de ses réseaux en trois étapes, par le fondateur de LinkedIn

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Comment tirer parti de ses réseaux en trois étapes, par le fondateur de LinkedIn © Flickr - Joi Ito - C.C.

Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn, a résumé sa pensée dans un billet de blog sur l'ère des réseaux - en ligne et dans la vie réelle - et comment en tirer partie dans sa vie professionnelle.

L'ère des réseaux transforme complètement le monde dans lequel on vit et le monde professionnel, selon Reid Hoffman. Comment parler ce nouveau langage ? "Quand vous arrivez à 'voir' les réseaux, cela change la façon dont vous planifiez et élaborez une stratégie". Reid Hoffman prend l'exemple de la recherche d'emploi, considérablement transformée par cette nouvelle ère des réseaux selon lui. Répondre aux offres d'emploi, c'est une méthode dépassée, qui correspond à "l'ère de l'information", et qui n'est plus efficace aujourd'hui. "[Maintenant] il faut identifier des individus qui ont des liens avec les entreprises qui vous intéressent (...) et demander des introductions(...)".

Dans cette nouvelle ère des réseaux, comment se comporter ? "J'essaye d'être un très bon allié pour mon réseau, et de développer des relations fortes où l'information circule de manière réciproque (...) le résultat c'est que mon réseau me permet de rencontrer de bons entrepreneurs et de faire de bons investissements," explique-t-il.

Pour Reid Hoffman, il est devenu indispensable de parler le langage des réseaux afin de tenir la distance dans un monde de plus en plus compétitif. Comment savoir si l'on parle ce langage? Reid Hoffman définit trois stades de compétences.

L'apprenti : savoir utiliser la technologie des réseaux

C'est l'individu qui sait utiliser les réseaux "classiques" offerts par la technologie, Facebook, Twitter, LinkedIn. Sans être un expert, cet individu a compris que Facebook "n'est pas le lieu pour parler de ce qu'on a mangé au déjeuner" mais un lieu fait pour "renforcer ses relations personnelles", selon Reid Hoffman. De la même façon, LinkedIn n'est pas un CV digital, mais une opportunité de se faire remarquer et aborder par des personnes qui nous intéressent. Reid Hoffman insiste sur l'importance du titre professionnel qui apparaît en premier sur un profil LinkedIn.

Simplement copier coller le titre de son poste est une erreur, selon lui. "Il faut utiliser des phrases et des mots clé avec une intention claire, afin de maximiser les chances de se faire découvrir par les gens que vous voulez attirer". De la même manière, rejoindre des groupes sur LinkedIn fréquentés par ceux dont vous cherchez à attirer l'attention (recruteurs, entrepreneurs investisseurs...) et suivre des entreprises ou des personnes pertinentes dans son industrie, sont de bonnes manières de commencer à penser en termes de réseaux, selon lui.

Le compagnon : établir son identité avec et dans les réseaux

"Dans l'ère des réseaux, votre identité professionnelle s'étend bien au-delà de votre poste et de l'entreprise pour laquelle vous travaillez. Vous êtes aussi défini par vos connaissances, la façon dont elles vous connaissent, ce qu'elles savent de vous, qui elles connaissent, etc. (...) Vous comprenez [à ce niveau] que votre identité est multiple, distribuée, et partiellement hors de votre contrôle - votre réseau contribue aussi à définir votre identité."

Reid Hoffman dresse ainsi le "portrait en réseaux" des gens qu'il rencontre. C'est ainsi, selon lui, qu'il a décidé de collaborer avec Jeff Weiner, l'actuel PDG, avec qui il partageait des connaissances et dont il avait beaucoup entendu parler par ses propres contacts. Il est donc primordial de comprendre les identités en réseaux des autres invididus.

Le maître : utiliser l'intelligence des réseaux

Désormais,"la capacité à extraire la bonne information au bon moment est plus importante que jamais", selon Reid Hoffman. En effet, à l'ère des réseaux, de nombreuses informations pertinentes ne sont pas dans les journaux. Elles sont partagées par certaines personnes clés de nos réseaux. Le "maître" sait qui sont les personnes à suivre dans son réseau, celles qui partagent les informations les plus pertinentes sur tel et tel sujet. Il connaît leurs sources et leurs préjugés. Selon Reid Hoffman, malgré l'abondance des données disponibles gratuitement sur Facebook, LinkedIn et autres, c'est la qualité de nos contacts et la solidité de nos relations qui font la différence.

"Plus vous partagez des informations pertinentes, de grande qualité, plus vous en recevrez. Pour vraiment parler le langage des réseaux, il faut toujours penser à la manière dont vous pouvez créer de la valeur pour les réseaux dont vous faites partie, et vous devez en priorité transformer les contacts en relations, et les relations en alliances".

Nora Poggi

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