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Compte-Nickel, Leetchi, Morning, Holvi, Fidor... Cinq fintechs avalées par les banques

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Rachetée le 4 avrile 2017 par BNP Paribas, Compte-Nickel n'est pas la seule fintech à rejoindre le giron d'une banque traditionnelle. Leetchi, Morning, Holvi, Fidor… Depuis plusieurs mois, l'appétit des établissements financiers pour les start-up est de plus en plus grand. La preuve en cinq exemples.

Compte-Nickel, Leetchi, Morning, Holvi, Fidor... Cinq fintechs avalées par les banques
Hugues Le Bret est le fondateur de la fintech Financière des paiements électroniques, à l'origine du Compte-Nickel, rachetée par BNP Paribas. © Flickr - Ilaria Dalla Pozza

Les fintechs, ennemi juré des banques traditionnelles ? La donne a bien changé ! Depuis quelques mois, les deux mondes cessent de se regarder en chiens de faïence. "Les fintechs ne sont plus vues comme une menace par les acteurs de la finance, mais comme une opportunité", assurait ainsi Christophe Chazot, directeur monde de l'innovation chez HSBC, en février dernier. Le rachat annoncé le 4 avril 2017 de la start-up Financière des paiements électroniques, à l'origine de Compte-Nickel, par BNP Paribas est le dernier exemple en date de ce mouvement. Une opération loin de constituer un cas isolé. Retour, par ordre chronologique, sur cinq rachats emblématiques dans l'univers des fintechs.

 

La cagnotte Leetchi croquée par le Crédit Mutuel Arkéa

C'est sans doute l'un des premiers achats illustrant cette nouvelle relation entre fintechs et banques traditionnelles. Le 22 septembre 2015, le Crédit Mutuel Arkéa a annoncé le rachat de 86% du capital de Leetchi pour plus de 50 millions d'euros. L'équipe dirigeante de la start-up est restée actionnaire à hauteur de 14% et continue à gérer la structure de manière indépendante. Le rachat visait à accélérer l'expansion à l'international de la cagnotte en ligne, mais aussi à développer davantage son offre Mangopay, dédiée aux professionnels.

 

Le finlandais Holvi sous pavillon espagnol avec BBVA

En mai 2016, le groupe espagnol BBVA a mis la main sur la banque en ligne Holvi. Le montant de l'opération n'a pas été officiellement dévoilé, mais pourrait avoisiner les 100 millions de dollars. Fondée en 2011 et basée en Finlande, la start-up a développé une offre en ligne exclusivement dédiée aux entrepreneurs et PME. Active en Finlande, en Autriche et en Allemagne, Holvi continue à opérer de manière indépendante et mise sur le rapprochement avec le géant espagnol pour accélérer son développement sur d'autres marchés européens. La banque espagnole n'en était pas à sa première acquisition. Précédemment, elle a également ajouté à son panier la start-up américaine Simple pour 117 millions de dollars.

 

La banque entre amis Fidor dans le giron du groupe BPCE

En juillet 2016, le groupe BPCE a annoncé avoir fait l'acquisition de la start-up allemande Fidor pour un montant non dévoilé. Fondée en 2009 par Matthias Kröner, la fintech est souvent présentée comme la première banque entre amis. Communautaire et 100% mobile, le service Fidor s'adresse essentiellement à des jeunes adeptes des nouvelles technologies et des réseaux sociaux. Si ce rachat est particulièrement emblématique de la transformation digitale entamée par le groupe BPCE, il n'est pas isolé. Précédemment, le groupe bancaire a également mis la main sur le Pot Commun et Depopass. Il est aussi entré en négociations exclusives avec Payplug. "Les fintechs, c'est une partie de notre R&D et de notre capacité d'innovation", déclarait François Perol, le CEO de BPCE, en janvier dernier. 

 

La néobanque Morning reprise par la banque Edel

Après un décollage en fanfare et une fin d'année 2016 plus tumultueuse, la fintech toulousaine Morning a été reprise, en février 2017, par la banque Edel, créée par la chaîne de supermarchés E. Leclerc en 1991 et dont le siège social est situé à Labège (banlieue toulousaine). Si cet exemple se distingue des autres, de par les difficultés rencontrées par la start-up (Morning était à court de liquidités), il s'inscrit bien, en revanche, dans le virage B2B entrepris par de nombreuses fintechs. En effet, si les repreneurs sont restés discrets sur la stratégie qu'ils souhaitaient développer avec Morning, ils n'ont pas caché leurs ambitions de réorienter le projet vers une solution pour les professionnels.

 

La start-up Compte-Nickel Dans le panier de BNP Paribas

Certains parlent de mariage de l'année dans l'univers de la fintech. Mardi 4 avril, BNP Paribas a annoncé avoir fait l'acquisition de 95% du capital de la start-up Financières des paiements électronique à l'origine de Compte-Nickel. Le montant de l'opération n'a pas été révélé, mais il pourrait avoisiner les 200 millions d'euros selon les informations de nos confrères du Monde. Fondée en 2013, la jeune pousse propose aux particuliers (même aux interdits bancaires) d'ouvrir en quelques minutes un compte courant dans un bureau de tabac, sans condition de ressources. Le tout pour 20 euros par an et avec un service en ligne accessible sur mobile. Compte-Nickel revendique actuellement 500 000 clients et vise les 2 millions de comptes à horizon 2020.

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