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Cybersécurité et voitures autonomes : Waymo détient-il la solution ?

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Vu ailleurs Les voitures autonomes incarnent la promesse de mettre fin aux accidents de la route. Mais si elles ont le potentiel de parfaire la sécurité routière, elles représentent un risque en matière de sécurité informatique... Waymo, filiale du groupe Alphabet, se défend en prétextant que ses véhicules ne se connectent à l'extérieur que lorsqu'ils en ont besoin. Vraie solution ou poudre aux yeux ?

Cybersécurité et voitures autonomes : Waymo détient-il la solution ?
Cybersécurité et voitures autonomes : Waymo détient-il la solution ? © FCA - DR

Les inquiétudes concernant d'éventuels piratages ne diminuent pas alors que de plus en plus de voitures connectées se répandent sur la route. Elles sont même exacerbées par la course à l'armement que se livrent les constructeurs dans la voiture autonome, parfois au détriment de la sécurité. Dans une déclaration au Financial Times se voulant rassurante, John Krafcik, le CEO de Waymo (groupe Alphabet), a précisé que les véhicules autonomes de l'entreprise ne se connecteront à Internet que par intermittence. "Nos véhicules ne communiquent avec l'extérieur que lorsqu'ils ont besoin de le faire, il n'y a donc pas de liaison continue qui puisse être piratée", a-t-il déclaré.

 

Les systèmes seront forcément embarqués

En soi cela n'a rien de surprenant. Il est inconcevable qu'une voiture autonome soit dépendante d'une connexion à Internet pour fonctionner, car cela rendrait sa fiabilité terriblement aléatoire. Des problèmes de couverture réseau, de latence, d'interférence et autres empêcheraient la technologie d'arriver sur le marché. Waymo, comme les autres équipementiers de la voiture autonome (Nvidia, Mobileye, Delphi), se concentre donc sur un système à bord du véhicule.

 

La connectivité reste nécessaire

Pour autant, la plupart des projets intègrent une composante V2X (Vehicle-to-Everything), c'est à dire de communication avec l'infrastructure routière (feux tricolores, mobilier urbain...) et les autres véhicules. Celle-ci, en s'ajoutant au reste du système (analyse de la route en temps réel par deep learning, cartes en haute définition), apporte une couche de sécurité supplémentaire dans la conduite. Quant à la communication avec le cloud, elle peut permettre la mise à jour des informations sur le trafic ou la météo, sans parler des mises à jour du logiciel en lui-même. On l'a vu avec Tesla Motors (par comparaison avec Chrysler), la capacité d'envoyer un correctif de sécurité à distance est absolument essentielle dans l'automobile aujourd'hui.

 

Pas de solution miracle

La problématique de cybersécurité des véhicules autonomes reste donc entière, et elle devrait rapidement devenir l'une des priorités de l'industrie automobile. Qu'une connexion soit intermittente n'est pas une réelle solution contre le piratage, c'est au mieux un frein qui n'aura pas de mal à être contourné. Il n'y a pas de solution miracle : la chaîne devra être sécurisée à tous les niveaux, dès la conception même des systèmes, et les inévitables vulnérabilités devront être comblées les unes après les autres au fil du temps.

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