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Digital Factory, rachats de fintechs… Les grands chantiers numériques du groupe BPCE

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A l'occasion de la deuxième édition du Paris Fintech Forum, qui se tient les 25 et 26 janvier 2017 au Palais Brongniart à Paris, François Pérol, le président du directoire du groupe bancaire coopératif, a détaillé son plan d'action pour faire du groupe BPCE un acteur incontournable du digital.

La transformation numérique du groupe BPCE, ce n'est pas 30 geeks qui travaillent dans leur coin, François Pérol
Digital Factory, rachats de fintechs… Les grands chantiers numériques du groupe BPCE © Juliette Raynal / L'Usine Digitale

"Nous ne voulons pas avoir une stratégie digitale. Nous avons besoin d’une stratégie pour un monde digital", insiste François Pérol, le CEO du groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne). Invité à la 2e édition du Paris Fintech Forum, qui se tient les 25 et 26 janvier 2017 au Palais Brongniart, le patron du groupe bancaire coopératif a égrené les différentes initiatives prises pour accélérer sa transformation numérique.

 

La BPCE a d'abord choisi de bien s'entourer. En septembre dernier, le groupe a accueilli un nouveau CDO : Yves Tyrode, l'ancien directeur général du service digital de la SNCF. "Yves Tyrode fait partie du comité de direction. Il est en charge de l'expérience client, de la donnée, de l'open innovation et de la transformation digitale", précise François Pérol, qui souligne, à plusieurs reprises, l'importance de la dimension "collective" de ce projet : "Ce ne sont pas 30 geeks qui travaillent dans leur coin. C’est l’ensemble des moyens du groupe qui sont mobilisés".

 

Une digital factory pour concentrer les compétences de développement

Le patron du groupe, qui compte 110 000 collaborateurs, reconnaît qu'il y a "un immense travail de formation à faire", mais assure ne pas être inquiet sur ce point. La BPCE a d'ores et déjà constitué un réseau de "digital champions" et repense totalement l'organisation de ses systèmes d'information. Cette refonte passe notamment par la constitution d'une digital factory, qui vise à rassembler les compétences de développement, de la conception à l'industrialisation. "Entre 800 et 1000 personnes seront mobilisées sur nos développements en mode agile", a indiqué François Pérol. Le groupe bancaire prévoit également de déployer 6 ou 7 "digital centers" en France. D'autres pourraient aussi voir le jour à l'étranger, notamment un à Berlin.

 

François Pérol ne manque pas, non plus, de rappeler l'appétit pour l'innovation numérique du groupe, chiffres à l'appui : "9 millions d'applications ont été téléchargées, 110 000 signatures électroniques sont effectuées par jour". Il rappelle également que la BPCE est la première banque à avoir lancé en France Apple Pay. "Nous l'avons fait car nous pensons que l'expérience client est très bonne. (…) Ca deviendra le moyen de paiement physique de demain", assure-t-il.

 

Multiplier les acquisitions de Fintechs pour muscler sa R&D

Pour proposer à ses clients de nouvelles fonctionnalités, le groupe BPCE entend systématiser les partenariats avec les fintechs. "Les fintechs, c'est une partie de notre R&D et de notre capacité d'innovation", explique-t-il. Cette stratégie de partenariat se traduit essentiellement par des acquisitions. En 2015, la BPCE s'est offert la cagnotte en ligne Le Pot Commun. Le groupe bancaire a également  mis la main sur Depopass, qui propose une solution de chèque de banque digital. Et la BPCE n'hésite pas à regarder au-delà des frontières pour faire ses emplettes. En août dernier, elle a officialisé le rachat de l'allemand Fidor, présenté comme "la banque entre amis". "Nous sommes également entrés en négociations exclusives avec avec Payplug avec une offre nouvelle de solution de paiement en ligne pour le petit e-commerce", indique-t-il.

 

Aux pépites avalées, la BPCE promet une puissante capacité de distribution pour accélérer leur développement à l'international. "En B2C, les coûts d'acquisition sont très élevés", souligne le patron de la banque, qui explique avoir une approche totalement différente des fonds de capital-risque. "Nous sommes un partenaire industriel. Nous ne sommes pas là pour sortir vite. Nous nous inscrivons dans le temps". Invité sur scène, Matthias Kroene, le CEO de la start-up Fidor confirme : "Le lancement de banques en ligne est extrêmement capitalistique. Ce n'est pas facile de trouver des fonds. Cela prend du temps et demande beaucoup de ressources". Il voit ainsi le groupe BPCE comme un véritable "safe harbor" pour son futur. "Fidor est une des briques qui va nous permettre de construire notre stratégie pour un monde digital", répond François Pérol. 

 

 

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