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[Digital retail] Optimetriks, la start-up franco-kenyane qui séduit Nestlé, Total et l'Oréal

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Basée à Nairobi, la capitale du Kenya, la start-up Optimetriks a développé une solution de crowdsourcing mobile pour permettre aux grandes marques d'avoir une meilleure connaissance terrain de leur réseau de distribution en Afrique.  La start-up a déjà séduit une quinzaine de clients grand compte comme L'Oréal, Total et Nestlé. Elle entend faire grossir sa communauté jusqu'à 10 000 membres d'ici la fin de l'année.

[Digital retail] Optimetriks, la start-up franco-kenyane qui séduit Nestlé, Total et l'Oréal
[Digital retail] Optimetriks, la start-up franco-kenyane qui séduit Nestlé, Total et l'Oréal © Optimetriks

Utiliser le crowdsourcing mobile pour permettre aux marques opérant en Afrique de mieux gérer la distribution de leurs biens de grande consommation. C'est ce que propose la start-up kenyane Optimetriks, cofondée et dirigée par Paul Langlois-Meurinne. "Optimetriks est née d'une problématique liée au manque de données fiables de marché", explique l'entrepreneur. "En Afrique, 90% de la distribution des biens de grande consommation est informelle ou traditionnelle. Informelle voulant dire qu'elle ne s'effectue pas en supermarché", poursuit-il. 

 

De cette réalité découle une asymétrie d'informations pouvant affecter les ventes. Les marques peinent à obtenir rapidement toute une batterie de données opérationnelles, comme la part de marché, le taux de pénétration, le déploiement du marchandising, les ruptures de stocks, le respect des prix, de la formation des agents, etc.

 

Nestlé, Total et l'Oréal comme premiers clients 

Pour répondre à ce besoin, Optimetriks a bâti une communauté de 2 000 personnes, composée d'étudiants et de boutiquiers. Envoyés comme "clients mystère", les étudiants doivent réaliser une série d'actions : identifier un point de vente en relevant ses coordonnées GPS, prendre des photos pour vérifier la véracité d'une information, vérifier si certains process sont bien suivis comme la signature d'un registre après un paiement mobile et répondre à des petits questionnaires. Toutes ces tâches sont réalisées depuis l'application Android développée par Optimetriks. En contrepartie, les étudiants sont rémunérés directement via leur smartphone ( le "mobile money" étant très répandu en Afrique) ou reçoivent du crédit téléphonique.

 

Après cette première étape de remontée d'informations, la start-up kenyane valide les données en utilisant un algorithme puis les restitue aux marques à travers un tableau de bord dynamique disponible en mode SaaS (Software as a service). Basée à Nairobi, Optimetriks a aujourd'hui déployé son activité dans une dizaine de pays en Afrique de l'Est et compte désormais 15 clients grand compte, comme Nestlé, L'Oréal, Total, ou encore les opérateurs télécom Tigo et Airtel.

 

Une communauté de 10 000 membres d'ici la fin de l'année

Prochaine étape ? Faire grossir la communauté de crowsourcing pour qu'elle atteigne 10 000 membres d'ici la fin de l'année. La start-up entend également développer un agent conversationnel sur Facebook Messenger pour interagir plus facilement avec les étudiants. "Via l'outil de sélection basé sur la localisation des smartphones, le chatbot nous permettra de cibler des acheteurs de manière assez fine", explique Paul Langlois-Meurinne.

 

Optimetriks prévoit aussi de déployer son activité en Côte d'Ivoire et au Nigéria et entend démarrer une levée de fonds d'ici la fin de l'année. Aujourd'hui la start-up, qui compte 15 collaborateurs, assure être rentable.

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