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Disney imprime des ours en peluche en 3D

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Les laboratoires de Disney Research repoussent les limites de l’impression 3D en l’utilisant pour fabriquer des objets en laine. Les mêmes chercheurs proposent aussi, toujours par impression 3D, de fabriquer des haut-parleurs de n’importe quelle forme.

Disney ne lâche pas son fonds de commerce : le monde de l’enfance. Mais les chercheurs de Disney Research ont l’art de mettre toutes les technologies les plus récentes au service de son univers traditionnel. Deux exemples, présentés tout récemment à CHI 2014, grande manifestation consacrée au "facteur humain dans les systèmes numériques" à Toronto (Canada), révèlent des possibilités encore inexploitées de l’impression 3D.   

Imprimer un nounours en 3D ? Pas de problème, mais en plastique ou en métal… Les ingénieurs de Disney, eux, ont réussi à combiner l’avantage majeur de l’impression 3D - fabriquer un objet directement à partir d’un modèle numérique - avec un matériau bien plus traditionnel (et doux) : la laine.

Ils ont donc conçu un sorte d’hybride entre l’imprimante 3D et la machine à coudre. Elle produit couche par couche, selon le principe des imprimantes 3D, des objets qui ont la particularité d’être mous, avec un toucher feutré. Dans beaucoup d’imprimantes 3D, la tête d’impression dépose un mince ruban de plastique fondu, pour former peu à peu l’objet à fabriquer. La tête de l’imprimante à nounours fait de même, mais avec un fil de laine. Puis la couche formée est liée à la précédente à l’aide d’une aiguille qui, en la perçant, entraîne des fibres et enchevêtre les deux couches.

Ça marche bien avec la laine naturelle, voire mélangée, moins bien avec le coton, et pas du tout avec des fibres synthétiques, ont constaté les chercheurs de Disney : seule la microstructure de la laine naturelle donne un bon enchevêtrement, et donc une liaison assez solide entre les couches. Le procédé ne permet évidemment pas de réaliser n’importe quelle géométrie, mais il est tout de même possible de créer des objets avec des "poches" vides, par exemple pour recevoir un équipement électronique.

A CHI 2014, les labos Disney ont aussi présenté une méthode pour produire des haut-parleurs de formes quelconques, toujours grâce à l’impression 3D. C’est une imprimante 3D plus classique, cette fois, qui est mise à contribution, mais avec laquelle ils ont fabriqué les éléments constitutifs d’un haut-parleur électrostatique. Une technologie peu utilisée, mais qui a l’avantage d’être simple et sans pièces mobiles. Une électrode plane, une membrane conductrice, une couche d’air entre les deux : c’est un haut-parleur.  L’idée des ingénieurs Disney est donc d’utiliser une imprimante 3D pour fabriquer ces éléments sous des formes diverses. Soit pour insérer facilement un haut-parleur dans un objet. Soit pour fabriquer un objet qui est lui-même le haut-parleur.

A titre de démonstration, Disney Research a réalisé un haut-parleur qui est en fait… un canard. On ne se refait pas.

Thierry Lucas

 

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