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[E-commerce] La France compte désormais plus de 4000 drives

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Étude Une étude du cabinet Nielsen, dévoilée à l'occasion de la conférence trimestrielle de la Fevad, révèle que la France compte aujourd'hui 4036 sites "drive" sur son territoire. Grâce à ce modèle inédit, l'Hexagone est parvenu à faire décoller les ventes alimentaires sur Internet, contrairement à d'autres pays voisins. Cette activité est aujourd'hui largement dominée par les acteurs traditionnels. Comment vont répondre les pure players à cette offensive ?

[E-commerce] La France compte désormais plus de 4000 drives
[E-commerce] La France compte désormais plus de 4000 drives © Guillaume Murat

4036. C'est le nombre de sites "drive" présents en France, selon le dernier décompte réalisé par le cabinet Nielsen en mai 2017 et révélé, ce jeudi 18 maii 2017 à l'occasion de la conférence trimestrielle de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) (Lire deuxième encadré ci-dessous).

 

88% des grands hypermachés équipés

La prolifération des drives en France

  • 2000 : ouverture du 1er drive
  • 2008 : 36 drives
  • 2012 : 2 nouveaux drives par jour
  • 2016 : 5 nouveaux drives par semaine
  • 2017 : 4036 drives

 

Parmi ces 4036 sites, 3148 sont des click & drive, c’est-à-dire des espaces dédiés au drive, composés de pistes pour les véhicules et de bornes de retrait, détaille l'étude. 88% des grands hypermarchés (points de vente de plus de 6 500 m2) proposent une solution drive à leurs clients, précise le cabinet. En revanche, l'offre est largement moins déployée dans les points de vente plus petits puisque seulement 12% des plus petits supermarchés (ceux faisant moins de 1200 m2) sont équipés d'un drive.

 

En volume, Intermarché monte sur la première marche du podium puisqu'il s'agit du groupe de grande distribution qui propose le plus de drives (957 click&drive et 244 services drive). Un classement qui s'explique par la taille de son parc de magasins. En revanche, en pourcentage de magasins équipés en drive, le groupement reste en deçà de Leclerc, Auchan, Cora ou Carrefour.

 

 6,2% du CA de la grande consommation se fait sur le web

"Le drive est très intéressant car il montre comment la grande distribution française a su développer un modèle unique pour lever un verrou : celui du marché alimentaire sur Internet qui ne décollait pas. Les personnes jugeaient les frais de livraison trop chers. Ces frais tenaient en réalité à la logistique du dernier kilomètre coûteuse et particulièrement compliquée à organiser dans l'alimentaire pour des raisons d'hygiène. Le drive a permis de supprimer ces frais de port", commente Marc Lolivier, délégué général de la Fevad. "La France est désormais le deuxième marché en Europe de la vente alimentaire sur Internet, devant l'Allemagne, dont le taux de pénétration d'Internet est pourtant plus élevé", poursuit-il.

 

Les derniers chiffres publiés par Nielsen montrent, en effet, que le e-commerce alimentaire est plus avancé dans l'Hexagone que dans d'autres pays européens. Ainsi, en France, 6,2% du chiffre d'affaires de la grande consommation se réalise sur le web (même chose au Royaume-Uni), contre seulement 1,1% en Italie, 1% en Espagne ou même 0,7% en Allemagne.

 

Comment les pure players vont réagir à cette offensive ?

Outre l'effet sur les ventes en ligne, le drive a aussi permis aux magasins de s'engager dans une stratégie omnicanal. "Comme son nom l'indique, le drive permet de driver des gens en magasin où ils sont susceptibles de faire des achats supplémentaires", explique Marc Lolivier.

 

"Sur l’année 2016, près de 30% de la croissance du chiffre d’affaires des produits de grande consommation étaient expliqués par les seuls drives, signe du rôle essentiel de ce circuit pour la distribution française", commente Vincent Cornu, directeur distribution chez Nielsen France.

 

"Le secteur de la distribution a mis du temps à se lancer sur Internet, mais il s'est révélé créatif. La question maintenant est de savoir comment les pure players vont réagir à cette offensive car les ventes alimentaires en ligne sont aujourd'hui trustées par les acteurs traditionnels", conclut Marc Lolivier.

20 milliards d'euros dépensés en ligne au 1er trimestre 2017

Sur les trois premiers mois de l'année 2017, les ventes sur Internet ont représenté 20 milliards d'euros. Un montant en hausse de 14% par rapport au 1er trimestre 2016. Cette croissance est tirée par le nombre toujours plus important de cyberacheteurs. Selon Médiamétrie, la France compte désormais plus de 36 millions d'acheteurs en ligne, soit un million de plus qu'il y a un an. L'autre moteur de cette croissance, c'est la fréquence d'achat, qui augmente avec un peu plus de 9 achats en ligne par personne sur un trimestre, contre 7 il y a un an. Cette hausse s'accompagne, en revanche, d'une baisse de 5% du montant moyen du panier d'achat (69 euros). "Les gens achètent de plus en plus sur Internet, y compris des petits produits", explique Marc Lolivier, délégué général de la Fevad. Selon lui, l'autre grande tendance de ce trimestre c'est le développement du retrait en magasin et notamment du click & reserve, qui consiste à réserver son produit en ligne puis à l'acheter en magasin. "Il y a une recomposition du paysage du e-commerce français. Internet est devenu un moyen de générer du trafic en magasin et cela profite à l'achat. Une commande 'full internet' est moins rentable qu'une commande hybride qui mixe les deux canaux", assure-t-il.

 

 

 

 

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