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E-santé, équipements, kits de suivi... en France, Samsung attaque la santé tous azimuts

| mis à jour le 06 mai 2015 à 17H35
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Dans l’Hexagone, le conglomérat sud-coréen veut devenir un acteur incontournable de la santé. La stratégie de Samsung : s’engager sur tous les fronts, en lançant ses propres biomédicaments, des dispositifs médicaux connectés avec Orange ou encore de nouvelles solutions pour l’hôpital…

E-santé, équipements, kits de suivi... en France, Samsung attaque la santé tous azimuts
E-santé, équipements, kits de suivi... en France, Samsung attaque la santé tous azimuts © Samsung

Dans son pays natal, la Corée du Sud et fort de sa propre usine et de collaborations avec des groupes pharmaceutiques américains, Samsung a investi massivement dans les biosimilaires (2 milliards de dollars depuis 2010), ces copies de médicaments biologiques qu’il vend désormais à travers l’Asie. Mais les ambitions du coréen dans la santé ne s’arrêtent pas là. Avec sa filiale Bioepis, le conglomérat se prépare à lancer dans l’Hexagone ses deux premiers biosimilaires, dont un qu’il fabriquera pour le compte de la biotech américaine Biogen, spécialisée dans la sclérose en plaques. Objectif de Samsung Bioepis : devenir "la première entreprise biopharmaceutique au monde". Rien que ça…

Des partenaires français incontournables dans la e-santé

Au-delà de ces médicaments, l’industriel dévoile sa stratégie d’"architecte de la santé digitale" en France. Sa méthode pour gagner des parts de marché : bien s’entourer et attaquer la santé sur tous les fronts. Le fabricant d’équipements médicaux a ainsi constitué il y a un an et demi un groupe de travail avec des parties prenantes d’envergure : Orange Healthcare (la division santé de l’opérateur télécoms), UniHA, le principal groupement d’achats pour les hôpitaux en France, la Mutualité française, qui représente de nombreuses mutuelles, mais aussi l’Agence d’amélioration de la performance hospitalière (Anap).

Samsung veut proposer un "parcours de soins digital" au patient en fluidifiant l’organisation de ses rendez-vous et l’information échangée entre les professionnels de santé, via un projet pilote de solutions incluant un outil de gestion dynamique de l’agenda des médecins, une interface pour optimiser le temps d’attente en proposant de l’information médicale… Testé prochainement par les partenaires, il devrait ensuite déboucher sur une offre commerciale. "Notre objectif est de créer une solution open source très peu coûteuse, avec une série d’applications qui vont développer de nouveaux usages et de nouveaux services", promet Carlos Jaime, le responsable France de Samsung Santé et Equipement Médicaux.

Un modèle développé spécifiquement pour nos hôpitaux

Autre voie explorée par le sud-coréen : convaincre les hôpitaux publics aux petits budgets de se débarrasser sur le marché d’occasion de leurs équipements médicaux vieillissants pour louer ses machines connectées nouvelle génération. Et ce, pour le même prix que l’entretien des précédents, assure Carlos Jaime : "Nous avons créé ce modèle économique spécifiquement pour la France, que nous sommes allés défendre devant notre management en Corée." Une vingtaine de projets seraient en cours dans les domaines de l’échographie et de la radiologie numérique.

Enfin, à partir du 19 mai, les patients atteints de maladies chroniques pourront disposer de kits de dispositifs médicaux connectés. Une future maman suivie à l’hôpital lyonnais de la Croix-Rousse, partenaire de Samsung, se verra ainsi remettre des produits permettant de détecter un éventuel diabète gestationnel (grâce au suivi de la glycémie, des protéines dans les urines...), fabriqués par la société TapCheck. Les informations recueillies seront envoyées à une tablette Samsung, puis sécurisées dans le cloud d’Orange et transférées de manière sécurisée via une carte Sim Santé. Le coût ? 300 à 400 euros mensuels...

A Samsung de convaincre les partenaires financiers pour concrétiser sa promesse d’offrir des solutions "faciles à mettre en œuvre et économiquement supportables par le plus grand nombre", comme le décrit le patron France qui assure que pour le géant de l’électronique "la santé sera l’axe majeur de développement du groupe dans les dix prochaines années."

Gaëlle Fleitour

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