Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Econocom veut étendre sa galaxie avec 50 millions d’euros d’acquisitions en 2016

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Construit par croissance externe, le groupe de services numériques Econocom s’est approprié 10 sociétés satellites en 2015 pour 49 millions d’euros. Et il prévoit d’étendra encore sa galaxie en consacrant 50 millions d’euros à de nouvelles acquisitions en 2016.

Econocom veut étendre sa galaxie avec 50 millions d’euros d’acquisitions en 2016
La galaxie Econocom avec ses sociétés satellites © Econocom

La croissance externe demeure l’obsession de Jean-Louis Bouchard, PDG-fondateur d’Econocom. Les résultats de 2015 ont de quoi satisfaire son appétit. Le groupe franco-belge de services numériques affiche un chiffre d’affaires en augmentation de 11% à 2,3 milliards d’euros, un résultat d’exploitation courant en bond de 23% à 117,7 millions d’euros et un bénéfice net en explosion de 85% à 57,8 millions d’euros.

 

Son effectif dépasse les 9 000 personnes dans le monde et devrait franchir la barre des 10 000 en 2016. Avec une croissance organique de 8%, il fait mieux que les trois leaders français des services numériques : Capgemini (+7,8%), Atos (+0,5%) et Sopra Steria (+2%).

 

Synergies entre les activités de distribution, finacement et services

Quel est le secret de cette performance ? "Elle provient de notre positionnement unique sur le marché, estime Galliane Touze, secrétaire générale. Nous sommes le seul acteur à réunir des activités de distribution, de financement et de services dans le numérique. Nous profitons à plein des synergies entre ces trois pôles de prestations. Les clients rentrent chez nous souvent par la distribution et vont ensuite vers le financement puis les services." Les synergies entre les différents métiers du groupe ont généré un chiffre d’affaires de 356 millions d’euros en 2015, en progression de 24%, et l’objectif est d’atteindre 600 millions en 2017.

 

Cibler les domaines clés de la transformation numérique

L’autre moteur de la croissance réside toujours dans les acquisitions. "C’est dans l’historique et l’ADN de l’entreprise", rappelle Bruno Lemaistre, directeur exécutif et COO. Jean-Louis Bouchard a construit son groupe par croissance externe. En 10 ans, il a ainsi multiplié par quatre le chiffre d’affaires et par cinq la rentabilité. En 2015, sa boulimie se traduit par 10 acquisitions et prises de participation pour un investissement total de 49 millions d’euros. Mais à la différence des opérations précédentes, ces transactions portent sur des pépites et PME dans des domaines clés de la transformation numérique comme la cybersécurité, les applications Web et mobiles, les solutions digitales ou le conseil. Elles représentent un renfort de 500 personnes et un supplément de chiffre d’affaires de 90 millions d’euros.

 

Nouveau plan stratégique en réflexion

L’année 2015 marque une rupture en matière d’acquisitions. Plus question d’absorber les pépites et PME rachetées. L’heure est plutôt de leur donner les moyens de se développer en toute autonomie. Le groupe se présente désormais comme une galaxie avec une dizaine de petites sociétés satellites gravitant autour d’Econocom. L’ambition est de densifier cette galaxie en consacrant 50 millions d’euros à de nouvelles acquisitions et prises de participation en 2016.

 

Le plan stratégique Mutation, lancé en 2013, prévoit d’atteindre 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017. "D’ores et déjà, nous réfléchissons sur le plan stratégique d’après", confie Bruno Lemaistre.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale