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En France, d'ici fin 2015, il sera possible d'être officiellement télépilote de drone professionnel

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La Fédération professionnelle du drone civil élabore le cadre réglementaire et administratif du métier de télépilote. De quoi faire le ménage dans la jungle actuelle des formations et aider la filière à se structurer.

En France, d'ici fin 2015, il sera possible d'être officiellement télépilote de drone professionnel
Pilotes de drone pour l'US Air Force. © Chris Flahive - U.S. Air Force

C’est une petite révolution qui promet de moderniser l'écosystème français du drone civil. Alors que règne aujourd’hui le plus grand désordre en termes de formation des télépilotes – chaque opérateur y va de sa formation dans un joyeux tohu-bohu –, la Fédération professionnelle du drone civil (FPDC) s’apprête à faire naître le métier de télépilote de drone professionnel. D’ici la fin de l’année 2015 (au début 2016 au plus tard), les conditions réglementaires, administratives et sociales devraient être définies et aboutir in fine à la mise en place d’un certificat de qualification professionnelle.

 

"Nous nous adressons à toutes les entreprises, qu’elles soient ou non adhérentes à la fédération", tient à préciser Stéphane Morelli, le président de la FPDC. Pour mettre au point ce certificat, la fédération a joué la carte de la concertation. Elle s’est rapprochée de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), mais aussi de la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (FNAM). Objectif : intégrer cette nouvelle profession à la branche professionnelle du travail aérien. Le métier de télépilote sera ainsi régit par une convention collective applicable sur l’ensemble du territoire.

 

Une crédibilité accrue pour les acteurs de la filière

 

Le calendrier ne doit rien au hasard. La création de ce métier intervient alors même que les nouveaux arrêtés régissant le cadre réglementaire de l’utilisation des drones sont toujours attendus (au mieux pour la fin de l’année). L’un de ces arrêtés sera justement dédié à la formation des télépilotes, il définira les bases théoriques et pratiques requises. Cet arrêté verra le jour deux ans après la première initiative lancée par la fédération, qui avait remis en février 2014 un rapport à ce sujet à la DGAC. Elle y expliquait déjà la nécessité d’encadrer et de normaliser la formation des télépilotes, au vu de la multiplicité des applications des drones dans l'industrie.

 

C’est un nouveau pas vers la maturité pour la jeune filière française du drone civil, qui a émergé depuis la réglementation de 2012, parfois en ordre dispersé. Cette forme d’officialisation du télépilotage pourrait aider à professionnaliser les offres de services des innombrables opérateurs aux yeux des grands donneurs d’ordre, encore très frileux. Avec elle également s’amenuise le risque de voir sur le terrain des engins contrôlés par des pilotes mal avisés et parfois responsables d’incidents. Alors que la filière connaît un moment de flottement, les acteurs de la filière savent que leur crédibilité et leur pérennité passe aussi par là.

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