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Energies renouvelables et transformation digitale : les deux facettes de la révolution énergétique !

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Publi-Rédactionnel Pour le Directeur Général Monde Stratégie Digitale d’Accenture Strategy, Bruno Berthon, « Les énergies renouvelables incitent les producteurs d’énergie à accélérer leur révolution digitale ». En effet, avec la production décentralisée des énergies renouvelables à coûts marginaux décroissants (EnR), il est nécessaire de générer de la valeur autrement, en déployant de nouveaux services clients, mais aussi de mettre de l’intelligence dans les réseaux de distribution pour piloter les équilibres offre/demande en temps réel.  

Energies renouvelables et transformation digitale : les deux facettes de la révolution énergétique !
© FernandoAH

Le sujet de prédilection de Bruno Berthon ces dernières années est d’anticiper l’impact du digital sur la stratégie des entreprises. Il observe en particulier que les investissements en transformation digitale augmentent de 20 % par an chez les acteurs de l’énergie. Selon lui, cette dynamique s’explique en partie par le phénomène de transition énergétique. Quelques questions pour mieux comprendre le contexte.

 

De quelle manière la transition énergétique bouleverse-t-elle l’activité des acteurs de l’énergie ?

La transition énergétique, concept qui avait au départ une connotation principalement écologique, à savoir réduire les émissions de CO2 en diminuant la production d’énergies fossiles au profit des renouvelables, est en train de transformer profondément le métier même des acteurs historiques. Elle les fait basculer de manière accélérée d’un modèle de capacités vers un modèle de services, bien plus créateur de valeur mais aussi concurrentiel que leur modèle originel.

 

Il faut en effet comprendre que, avec les EnR, il s’agit désormais de passer d’un monde où l’énergie est produite en grande quantité de manière constante et prévisible par un petit nombre d’acteurs centralisés à un monde dual intégrant un grand nombre de « prosumers » – petits producteurs-consommateurs – et de micro-réseaux. Il y aura par exemple de plus en plus de collectivités et d’entreprises qui s’organiseront de manière autonome pour servir une clientèle locale. De fait, les investissements ne se focalisent plus seulement sur la production d’énergie, comme historiquement, mais sur de nouveaux modèles de distribution et sur la mise au point de services autour de cette distribution.

 

De quelle manière les acteurs de l’énergie doivent-ils transformer leur activité ?

Le digital joue ici un rôle transformateur essentiel. Car, pour identifier et/ou tester de nouveaux business models, il faut capter de nombreuses données de consommation et piloter l’offre/demande en temps réel. Cela tombe bien car les industriels ont à leur disposition de très nombreuses sources de données depuis l’arrivée des compteurs intelligents. Celles-ci vont permettre de développer de nouveaux services associés ou connexes, par exemple une assurance dont le tarif est corrélé aux consommations d’électricité, d’eau, de gaz, ou encore un service de surveillance à domicile qui détecte une activité anormale dans la consommation d’énergie. On peut aussi mettre en place diverses applications de trading de l’énergie ou de produits/services énergétiques, avant qu’un nouvel entrant ou une start-up disruptive ne le fasse, sur le même principe de plateforme de partage qu’un Uber ou un BlaBlaCar, mais adaptée à la consommation d’énergie ou de produits énergétiques. Il y a aussi un nombre croissant d’opportunités en matière de « client mobile » que ce soit pour le business traditionnel ou pour des applications commerciales nouvelles. Un accompagnement personnalisé pourrait ainsi être proposé à un utilisateur ou un ménage au long des étapes de leur vie (location, extension, acquisition, déménagement…).

La croissance des renouvelables renforcent la nécessité pour les producteurs d’énergie à faire leur révolution digitale

Bruno Berthon

 

Les données peuvent aussi servir à alimenter une intelligence artificielle pour améliorer le parcours client. On pense par exemple à un « chatbot », ce mini-robot, agent virtuel qui, depuis une application mobile ou le site web de l’industriel, répond de manière pertinente et progressive aux questions et requêtes des utilisateurs à partir des informations dont il dispose, dans un modèle apprenant.

 

Il peut aussi s’agir d’imaginer et de concevoir les services que les villes et collectivités locales pourront à leur tour proposer à leurs citoyens. Citons, entre autres, tous les services autour de la mobilité jusqu’à la mise en place de bornes de recharge pour les véhicules électriques : laisser ce marché à un constructeur comme Tesla n’est pas une fatalité !

 

Le digital peut-il aussi améliorer les infrastructures qui distribuent l’énergie ?

C’est une question très importante car la nouvelle compétitivité-coût des EnR est d’autant plus attractive qu’elles sont distribuées dans un réseau intelligent qui sait piloter non seulement l’offre et la demande mais aussi prioriser les choix d’énergie en fonction des variations climatiques. Ainsi, lorsqu’il fait beau ou qu’il vente en Allemagne, par exemple, il y a une pointe de production d’énergie solaire/éolienne qu’il faut pouvoir commercialiser en priorité – en l’absence à court terme de capacités de stockage importantes et flexibles. Pour y parvenir, il faut mettre en place un pilotage en temps réel de la distribution et de l’utilisation de l’énergie, ce qui, in fine, passe par un pilotage instantané du prix côté demande et une anticipation sur le pilotage des capacités de production rendues plus flexibles non seulement sur le réseau local et national mais aussi européen du côté de l’offre.

 

À ce titre, les outils digitaux, que ce soient les réseaux intelligents ou les compteurs numériques chez l’utilisateur, sont les principaux instruments permettant cet ajustement en temps réel entre les différentes sources d’énergie et la demande, elle-même ajustable partiellement au domicile par délestage volontaire ainsi que par l’articulation entre les réseaux centralisés et décentralisés. Ils permettent ainsi un pilotage très pointu, d’autant plus nécessaire que cette production d’énergies renouvelables varie fortement d’un jour à l’autre, voire d’une heure à l’autre.  

 

En combinant ainsi les nouvelles technologies de production d’énergie et les technologies digitales, on multiplie les sources d’énergie compétitives dans un modèle d’énergie circulaire, en tirant parti également de l’énergie produite par le recyclage des déchets – ce que tous les industriels considèrent comme une opportunité – pour abaisser les coûts de production industrielle et améliorer l’efficacité énergétique des installations industrielles concernées.

 

Et puis, les outils digitaux vont aussi contribuer à la mise en œuvre des objectifs d’efficacité énergétique prévus dans les scénarios de la COP21 par une réduction du gaspillage, un domaine très souvent porteur de valeur pour les industriels, et une amélioration progressive des standards de production et d’intensité énergétiques. Les principaux leviers côté génération sont la maintenance prédictive, c’est-à-dire – à partir des données numériques collectées – savoir anticiper les risques d’incidents sur les moyens de production avant qu’ils n’aient des conséquences dommageables, et la gestion des actifs de production pour optimiser le pilotage d’ensemble. Sur les réseaux de distribution d’eau ou de gaz, typiquement, on évite ainsi les fuites ou les pertes de capacité, et sur toutes les installations électro-intensives ou voraces en énergie on identifie des sources d’économies immédiates et donc très rentables, ceci pouvant également s’appliquer aux bâtiments et autres infrastructures.

 

Les acteurs de l’énergie sont-ils prêts pour cette transformation ?

Historiquement, ces entreprises par leur histoire et leur statut étaient focalisées sur un modèle centralisé de production et de distribution d’énergie fossile ou nucléaire, dans un business model régulé et centré sur les volumes. Elles ne sont donc pas naturellement équipées pour des modèles plus agiles, centrés clients, et ne savent pas non plus comment valoriser leurs données – en particulier de consommation – dans un contexte très réglementé. Par ailleurs, certaines d’entre elles n’avaient pas ou peu de culture des services et ne sont donc pas à l’aise avec cette exigence de conception et de fourniture de services nouveaux ou complémentaires en B2B ou B2C. Comme l’a annoncé Isabelle Kocher, la PDG d’ENGIE, le futur de l’énergie ce sont les 3Ds : « Décarbonné », « Digital » et « Dual » (décentralisé + centralisé).

 

C’est dans cette perspective qu’Accenture a noué des partenariats avec tous les grands acteurs du monde de l’énergie pour les accompagner dans ces transformations 100 % digitales. Nous mettons à leur disposition nos capacités digitales – plateformes, data et data-scientists, designers, laboratoires et centres d’innovation – et les mettons en relation avec des acteurs innovants – start-ups ou autres – et de nouvelles pratiques ; nous partageons nos expériences ; nous les accompagnons dans cette trajectoire de transformation exigeante et enthousiasmante.

 

En particulier, l’un des modèles que nous prônons est celui du Digital Hub, une capabilité indépendante pour permettre de manière accélérée le développement de nouveaux produits et services pour leurs clients particuliers, professionnels et industriels.

 

Contenu proposé par Accenture Digital

 

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