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Ericsson veut sécuriser l'IoT par les services

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Ericsson était présent en force au MWC 2016. Au-delà de son travail sur la 5G, l'équipementier suédois s'intéresse aussi de près à l'Internet des objets. Pour le sécuriser, il privilégie sa solution d'IoT as a Service.

Ericsson veut sécuriser l'IoT par les services
Hans Vestberg lors de la conférence d'Ericsson au Mobile World Congress 2016 © Julien Bergounhoux

Au Mobile World Congress 2016, parmi ses nombreuses annonces (dont des partenariats avec AT&T, Cisco ou Quanta), Ericsson a réaffirmé sa confiance en l'Internet des Objets, dont il pense que le potentiel sera réalisé avec l'avènement de la 5G. Son CEO, Hans Vestberg, prévoit qu'il existera 50 milliards d'objets connectés en 2021. Ericsson faisait d'ailleurs la démonstration sur son stand, en partenariat avec Orange et Intel, d'une technologie LPWA cellulaire (faible consommation et longue portée) baptisée EC-GSM-IoT. Le groupe a également annoncé la création d'une plate-forme de licences pour l'IoT, destinée à devenir une place de marché œuvrant pour les détenteurs de brevets.

 

Des besoins en sécurité variés

La question de la sécurité de ces objets, elle, est plus délicate. Lors d'une discussion en tête à tête en marge de la conférence, Mikael Bäck, directeur de la stratégie globale d'Ericsson, rappelle que la sécurité n'est pas une préoccupation nouvelle pour l'équipementier télécom, tout en précisant qu'Ericsson s'intéresse désormais à l'ensemble de la pile de protocoles, et plus seulement à une couche spécifique. "Il n'y aura pas qu'un seul levier, explique-t-il. Cela passera par des spécifications, et par des technologies parfois différentes suivant les usages. Nous avons même des serveurs sécurisés pour nos clients, fruit d'un travail poussé avec Intel."

 

Un risque de fragmentation

Mikael Bäck identifie cependant un risque de fragmentation dans les technologies de communication utilisées, par exemple avec les smart cities ou les constructeurs automobiles qui pourraient être tentés de créer leurs propres réseaux. Une problématique émanant de considérations principalement politiques selon lui, et ce même au sein du travail sur la 5G. Certains acteurs, comme Korea Telecom, se sont en effet engagés à déployer de nouvelles technologies très tôt, et devront nécessairement faire des choix sans attendre un consensus général.

 

IoT as a Service

Pour le moment, Ericsson privilégie une gestion de l'Internet des Objets par le service, baptisée IoTaaS. "Notre approche de la sécurité se base sur une surveillance poussée du statut cyberphysique des équipements, explique Maria Archer, global business lead pour l'IoT as a Service chez Ericsson. Les informations sont analysées et compilées sur un tableau de bord, et des alertes sont déclenchées suivant les besoins."

En effet, l'importance n'est pas la même si un capteur de température est compromis dans une centrale nucléaire que s'il l'est dans un parking souterrain. Cette approche flexible (dont les conditions varient aussi par pays), développée en partenariat avec Intel, à l'avantage de s'adapter à pratiquement toutes les industries.

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