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Et si Intel et Qualcomm faisaient enfin la paix ?

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Analyse Selon Morgan Stanley, la bataille que se livrent les géants américains des puces électroniques Intel et Qualcomm dans les mobiles devient tout aussi inutile que contre-productive. La banque d’affaires les invite à faire la paix et à nouer un partenariat. Dans l’intérêt mutuel des deux parties.

Et si Intel et Qualcomm faisaient enfin la paix ?
Et si Intel et Qualcomm faisaient enfin la paix ?

Depuis cinq ans, Intel et Qualcomm se livrent une guerre impitoyable dans les mobiles. Mais le temps est venu pour les deux leaders américains des puces électroniques de faire maintenant la paix. C’est le sens de la note d’analyse de Morgan Stanley signée notamment par James Faucette, Joseph Moore et Meta Marshall.

 

Coût exorbitant pour les deux parties

Les analystes de la banque d’affaires américaine mettent le doigt sur un effet pervers méconnu de cette bataille : son coût exorbitant pour les deux parties. Depuis 2011, Qualcomm a accru ses investissements R&D et ses achats de 8,5 milliards de dollars, essentiellement pour rattraper son retard sur Intel en termes de miniaturisation électronique. Le groupe dirigé par Steven Mollenkopf y est parvenu aujourd’hui. Sa dernière puce SnapDragon 820 est réalisée chez Samsung en FinFET 14 nm, le procédé de fabrication nec plus ultra bénéficiant aux microprocesseurs les plus avancés d’Intel.

 

Pour Morgan Stanley, poursuivre cette guerre devient tout aussi inutile que contre-productive. La priorité devrait aller à la réduction des coûts pour faire face à la contraction des opportunités de marché. "En 2010, Qualcomm voyait le potentiel du marché atteindre 300 millions de téléphones mobiles haut de gamme et 200 millions de tablettes, écrivent les analystes. Nous estimons l’e potentiel à seulement 200 millions de terminaux haut de gamme en 2015." Ceci à cause de la stratégie de constructeurs comme Apple, Samsung à Huawei à privillégier de plus en plus leurs puces maison.

 

un partenariat gagnant-gagnant

De son côté, depuis le rachat des modems cellulaires d’Infineon Technologies en 2011, Intel a doublé ses investissements aux alentours de 10 milliards de dollars par an, essentiellement pour rattraper son retard sur Qualcomm dans les mobiles. En vain. Son patron Brian Krzanich a dû en tirer les leçons en enterrant ses ambitions dans les mobiles et en repositionnant le groupe sur trois nouvelles priorités : les datacenters, l’Internet des objets et les mémoires non volatiles.

 

Morgan Stanley pouse Intel et Qualcomm à s’engager dans un partenariat gagnant-gagnant : Intel mettrait ses services de production à la disposition de Qualcomm pour la fabrication de ses prochaines générations de puces, et Qualcomm fournirait à Intel les composants de connectivité sans fil (4G, Wi-Fi…) indispensables à ses activités dans les datacenters et l’Internet des objets. Qualcomm, qui fait fabriquer aujourd’hui ses circuits par des fondeurs comme TSMC, Samsung ou GlobalFoundries, accéderait ainsi à des technologies nec plus ultra. Et Intel réduirait ses investissements et donc ses pertes dans les mobiles, et remplirait ses usines à moitié vides à cause du déclin du marché des PC.

 

Décourager Qualcomm d'aller dans les serveurs

La banque d’affaires voit la volonté de diversification de Qualcomm dans les puces pour serveurs, chasse gardée d’Intel, un obstacle majeur à un tel partenariat. D’ailleurs, elle ne croit pas au succès du géant des puces mobiles sur ce marché. Une façon de le décourager à y aller.

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