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Facebook serait prêt à rester sur Android même si Google l'en éjectait

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Vu ailleurs D'après The Information, Facebook aurait pris ses précautions dans l'éventualité d'une guerre ouverte avec Google. Le réseau social serait prêt à défendre sa présence sur le système d'exploitation Android, vital pour sa croissance, même s'il était banni du Google Play Store.

Facebook serait prêt à rester sur Android même si Google l'en éjectait
Facebook serait prêt à rester sur Android même si Google l'en éjectait © Pshab - Flickr - CC

Facebook et Google ne sont pas les meilleurs amis du monde. Les deux entreprises sont rivales dans de nombreux domaines, de la recherche d'information au réseau social en passant par la publicité en ligne. Facebook est pourtant dépendant de Google sur un point clé : sa présence sur smartphones. Android, le système d'exploitation mobile de Google, est de très loin le plus utilisé au monde. Que se passerait-il si Google décidait un jour d'éjecter Facebook de son magasin d'applications, le Google Play Store ? D'après The Information, la firme de Mark Zuckerberg a un plan.

 

Contourner le Google Play Store

Le réseau social préparerait en secret depuis plusieurs années des contre-mesures pour rester sur Android même si Google venait à dépublier son application. Facebook a notamment développé un outil capable de répliquer, une fois installé sur un smartphone, plusieurs des fonctions fournies par Google aux développeurs Android par des API. Il permettrait à Facebook de télécharger ou de mettre à jour ses applications sans passer par le Google Play Store, ainsi que d'envoyer des notifications directement depuis ses propres serveurs.

 

Un principe similaire à celui mis en place par la filiale Oculus VR de Facebook dans le cadre de son partenariat avec Samsung. Lorsqu'un utilisateur connecte un Galaxy S6 à l'accessoire Gear VR, il déclenche un téléchargement automatique de l'application Oculus, qui fait office de magasin d'applications dédiées à la réalité virtuelle. L'opération échappe complètement au contrôle de Google.

 

Le réseau social pourrait également gérer les paiements à l'intérieur de ses applications en direct, une pratique que Google interdit à l'heure actuelle (Amazon en a fait les frais par le passé en voyant son application principale dépubliée pendant plusieurs jours). Dans un tel cas de figure, Facebook, qui génère de nombreux téléchargement d'applications tierces, pourrait même mettre en place son propre magasin d'applications. A l'heure actuelle ces téléchargements passent par le Play Store, et Google en prélève 30% du coût. Facebook travaillerait aussi depuis peu sur une méthode pour remplacer les services fournis par Google Maps par un autre fournisseur : Here Maps.

 

compter sur la fidélité des utilisateurs

Facebook a d'autres atouts de son côté. Ses applications sont préinstallées sur un très grand nombre de smartphones, soit par le constructeur (comme Samsung, Huawei, Xiaomi...), soit par les opérateurs téléphoniques qui connaissent l'intérêt de leurs clients pour le service.

 

Facebook aurait également testé il y a plusieurs années la dépendance de ses utilisateurs à ses produits, par exemple en requérant qu'un groupe d'utilisateurs télécharge l'application manuellement depuis une adresse web, ou en faisant planter l'application artificiellement pendant des heures pour vérifier combien de temps les gens continueraient à s'en servir. Le constat : peu importe la situation, les sujets ont persévéré sans jamais abandonner le service, quitte à y accéder via le navigateur web.

 

La guerre n'est bien évidemment pas déclarée entre les deux géants, mais le fait que Facebook y soit préparé représente une garantie en sa faveur. Si un conflit devait se produire, l'entreprise est assurée de la fidélité de ses utilisateurs et de leur débrouillardise pour accéder à ses services. Elle pourrait de plus fournir sa suite d'outils aux fabricants de smartphones et opérateurs téléphoniques qui ne se soumettent pas à Google (principalement dans les pays émergents), freinant les efforts de ce dernier pour réduire le nombre d'appareils qui utilisent les composants open source d'Android sans ses services propriétaires.

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