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[Fintech] Trois pépites tricolores à suivre de près

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Algorithmes de machine learning au service des conseillers financiers, serious game pour transformer une contrainte réglementaire en atout marketing, coach financier en ligne... A l'occasion du Paris Fintech Forum, qui s'est tenu les 25 et 26 janvier 2017, la rédaction de l'Usine Digitale a déniché trois nouvelles pépites françaises de la fintech. Présentation.

Ces trois start-up veulent bousculer le monde des fintechs
[Fintech] Trois pépites tricolores à suivre de près © Juliette Raynal / L'Usine Digitale

Pour sa deuxième édition, le Paris Fintech Forum a vu grand. Le temps de deux jours, les 25 et 26 janvier 2017, la manifestation a pris possession du Palais Brongniart pour accueillir 125 start-up et proposer aux 1500 visiteurs une batterie de keynotes, tables rondes, ateliers et sessions de pitch. "Nous avons reçu plus de 600 candidatures", s'est félicité Laurent Nizri, l'organisateur de l'événement. Sur place, nous avons arpenté les allées du salon pour repérer les nouvelles fintech tricolores qui nous semblent les plus prometteuses.

 

Fundvisory, un robo-advisor au service des conseillers financiers

Fondée en octobre 2015, la start-up Fundvisory a développé un robo-advisor. Sa distinction par rapport aux autres solutions existantes ? "Nous proposons un robo-advisor nativement B2B2C", répond Nicolas Gonzalez, CEO et fondateur de la jeune pousse.  La solution ne s'adresse donc pas aux utilisateurs finaux, mais aux institutions financières, "ce qui nous a permis de nous concentrer sur la technologie et non sur l'acquisition client", souligne l'entrepreneur. Concrètement, la solution s'articule autour de plusieurs API modulaires qui permettent d'améliorer la connaissance du profil du client (grâce à des algorithmes de machine learning), la construction automatique d'un portefeuille personnalisé et de proposer des outils de simulation ou de reporting. La solution automatisée et paramétrable s'adresse aux conseillers financiers, aux banques de détail et aux assureurs en ligne. Nicolas Gonzalez tient à le préciser : "Le but n'est pas de remplacer le conseiller financier. Notre solution est justement un outil d'aide à la décision et de benchmark pour le conseiller". Fundvisory a levé 300 000 euros auprès de business angels et travaille actuellement avec trois assureurs européens.

 

Neuroprofiler, un jeu pour dépoussiérer le profilage du risque

Neuroprofiler est née il y a moins de six mois et surfe sur la montée en puissance des regtechs (les solutions technologiques qui permettent de faciliter le respect des dispositions réglementaires). Fondée par un expert du machine learning et une spécialiste de la finance comportementale, la start-up a mis au point un serious game pour permettre au conseiller financier de mieux connaître son client. Le jeu, d'une durée de 10 minutes, débute par des questions basiques (âge, genre de la personne, etc.) et se poursuit sur un quiz de connaissances financières. "Il s'agit d'un jeu adaptatif. Les questions changent en fonction des réponses données par le particulier. Cela nous permet d'obtenir 1 million de profils différents", indique Tiphaine Saltini, la CEO. Le jeu permet ainsi de transformer une contrainte réglementaire (le conseiller financier est obligé de faire remplir un pénible questionnaire à son client pour établir son profil de risque) en atout marketing pour le professionnel. Le jeu se transforme également en outil de coaching pour le particulier. Neuroprofiler compte aujourd'hui sept collaborateurs et a lancé un pilote avec le groupe BPCE. Sa solution s'adresse aussi aux conseillers indépendants, aux robo-advisors ou encore aux plateformes de crowdfunding.

 

Grisbee, un coach financier en ligne pour tous

Un coach financier 360 degrés. C'est ce que propose la start-up Grisbee, fondée en octobre dernier par quatre associés. "Nous proposons au particulier de prendre la main sur la gestion de son patrimoine", explique Frédéric Billot de Lochner, cofondateur et directeur marketing et développement de la société. L'outil en ligne permet d'abord au particulier de consolider l'intégralité de son patrimoine, des actifs financiers aux actifs immobiliers, en passant par les actifs alternatifs (comme une collection de voitures anciennes). Pour automatiser cette consolidation, la start-up a intégré le PFM (personal finance management) de Linxo à sa plate-forme. Une fois son patrimoine consolidé, le particulier bénéficie d'un diagnostic personnalisé et de recommandations basées sur ses données personnelles, financières et les données du marché. Par exemple, si la pastille "impôt" apparaît en rouge, cela signifie que le moteur de calcul estime que l'utilisateur paye trop d'impôts par rapport à sa situation personnelle et financière. Plusieurs recommandations lui sont alors proposées pour une meilleure optimisation. L'outil est également capable d'estimer l'impact d'une solution financière sur la globalité du patrimoine. "Notre objectif n'est pas de remplacer le conseiller financier, mais d'apporter un service de conseiller financier à tous ceux qui n'en bénéficient pas actuellement", précise le cofondateur. Depuis son lancement en octobre dernier, le service aurait déjà séduit des milliers d'utilisateurs. "Nous visons les 100 000 utilisateurs d'ici la fin 2017", indique l'équipe, qui a déjà bouclé une levée de fonds de 3 millions d'euros auprès du Crédit Mutuel Arkéa.

 

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