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Football : si à la fin, c'est toujours l'Allemagne qui gagne, c'est aussi grâce à SAP

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Cas d'école Reportage Le mythe du footballeur, enfant des rues au coup de pied phénoménal, peut compter les jours qu'il lui reste. Un champion, ce sont certes d'excellentes qualités physiques mais aussi un travail qui peut se processer.  Reportage à Hoffenheim, où les équipes de SAP Hybris travaillent à l'élaboration d'outils pour améliorer les performances des footballeurs. 

Football : si à la fin, c'est toujours l'Allemagne qui gagne, c'est aussi grâce à SAP
Ne quittez sous aucun prétexte des yeux les quatre joueurs qui clignotent, prévient le moniteur. © Christophe Bys DR

C'est le petit poucet du championnant allemand de football : le TSF 1899 Hoffenheim, 3300 habitants, propriété de la septième fortune allemande, évolue depuis 2008 en première division. Le centre d'entraînement, en pleine campagne du Bade-Wurtemberg, verte et vallonnée, ultra-moderne, jouxte un joli château à l'architecture très germaine.
Dans ce haut lieu du sport made in Germany travaille une des stars nationales : la première capitalisation boursière SAP, qui a développé via sa filiale Hybris des outils spécifiques pour le monde du sport. L'éditeur ne se contente donc pas de mettre son logo sur le maillot des joueurs.

 

Ecran géant à 180°

A deux pas du fameux château, dans un bâtiment d'un étage, le géant du progiciel et l'équipe prodige ont développé des outils pour améliorer les performances des joueurs. Direction le premier étage : là, sur un écran géant de 180° (voir photo ci-dessus), les joueurs viennent s'entraîner régulièrement. Face à eux, des joueurs virtuels viennent se placer. Certains clignotent, d'autres pas. Comme dans un jeu de bonneteau, ils s'éparpillent sur le terrain à toute vitesse et à charge pour le footballeur de retrouver les joueurs clignotants. 

 

Un nouveau divertissement pour joueurs pourris gâtés, pensez-vous ? Pas du tout, il s'agit ici de développer les qualités non physiques des joueurs. Jan Meyer, psychologue du sport, s'appuie sur les travaux du prix Nobel d'économie de Daniel Kahneman ("système1, sytème 2, les deux vitesses de la pensée", paru en France chez Flammarion) pour expliquer les ressorts de ce jeu qui n'en est pas vraiment un. 

 

Un prix Nobel d'économie à la rescousse

En caricaturant, il y a deux modes d'interaction, l'un conscient et réfléchi et qui demande du temps, l'autre inconscient, automatique et beaucoup plus rapide. D'un, côté le monde de la réflexion, de l'autre celui du réflexe intelligent. Alors pour améliorer les performances des joueurs de football, on les amène à répéter encore et encore une situation qui développera leurs qualités cognitives et les conduira à agir de façon plus rapide et efficace. Pour preuve, le "Herr Doktor" psychologue du sport cite l'exemple de l'équipe féminine de sport qui est venue s'entraîner sur place pendant une semaine. Leurs exercices se sont traduits par une hausse de leur résultat à un test dit de détermination. 
 

L'efficacité du protocole ne doit rien au hasard : un protocole a déterminé qu'il fallait un écran à 180°, avec des faux joueurs ayant une taille réaliste et qu'il y ait deux équipes pour que cela soit efficace. D'ores et déjà, SAP et Helix, un partenaire informatique, réfléchissent à l'amélioration de cet entraînement virtuel grandeur nature, en intégrant les technologies de réalité virtuelle. 

 

Une machine infernale

A l'étage inférieur, un autre dispositif a été créé pour les footalleurs de tout âge (il existe cinq installations de ce type dans le monde, indique-t-on sur place). Ce jour-là, ce sont des enfants d'une dizaine d'années qui viennent s'entraîner avec l'aide d'une étonnante machine. Placés au centre d'un carré, deux joueurs attendent les signaux sonores qui annoncent l'envoi automatique d'un ballon depuis l'une des huit cases d'où il peut être éjecté automatiquement. Alors s'allume une lumière verte pour signaler la destination du ballon. Rapidité et réflexe sont requis. Les joueurs doivent jouer à tour de rôle.

 

Démonstration en vidéo

 

 

 

Dans la version présentée dans cette vidéo, le joueur joue seul, contrairement à la démonstration qui nous a été faite.

 

L'ensemble des paramètres est commandé depuis une tablette (vitesse d'envoi du ballon, fréquence des envois, jeux sur un ou deux étages...). Ainsi, est-il possible non seulement de mesurer les réussites des uns et des autres, mais aussi d'améliorer l'habileté des joueurs à force d'entraînement.
 

Le score, une donnée comme une autre

Car, au second comme au premier étage, toutes les données de jeu sont enregistrées et analysées avec les outils développés par SAP. Le but est bien sûr de mesurer les performances mais aussi de voir la marge de progression des uns et des autres. Pour SAP, il s'agit d'une vitrine des nouvelles activités dans lesquelles il entend maintenant se développer. Le senior vice-president, responsable de la stratégie des solutions management de SAP Hybris, Marcus Ruesbam en est convaincu : "Les données nous différencient d'autres entreprises et nous donnent un avantage décisif dans la concurrence. Dans le passé récent, toutes les grandes réussites sont le fait d'entreprises qui ont accumulé et traité des datas". Et de penser sans les citer à Google ou Facebook.

 

Finalement dans le numérique, ce sera peut-être bientôt comme dans la Coupe d'Europe : tout le monde joue, mais à la fin c'est SAP qui gagne. 

 

De notre envoyé spécial à Hoffenheim

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