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Formation & numérique [3/5] : les FabLabs, de précieux alliés pour l’Education nationale

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Série d'été Les formations en atelier à base d’outils numériques ne se substituent pas à l’enseignement scolaire. C’est même l’inverse, pour Kat Legendre, cofondatrice de l’association CoDev, qui prône les partenariats entre scolaire et extrascolaire en particulier.

Formation & numérique [3/5] : les FabLabs, de précieux alliés pour l’Education nationale
Formation & numérique [3/5] : les FabLabs, de précieux alliés pour l’Education nationale © Kat Legendre

Des pédagogies innovantes pratiquées dans des ateliers inspirés des fablabs, avec des outils numériques comme leviers d’apprentissage, permettent entre autres à des élèves en difficulté dans le système scolaire de reprendre goût aux études et confiance en eux. Reste que, comme Kat Legendre, co-fondatrice de CoDev, le rappelle, aussi innovants soient-ils, ces enseignements ne sauraient se substituer à celui de l’Education nationale. La collaboration entre celle-ci et l’éducation populaire doit être le maître mot.

 

L’éducation populaire en complément

L’éducation populaire, ce sont ces activités scientifiques, ces ateliers de créativité, qui ne sont pas contenus dans les programmes scolaires officiels. Des ateliers où trônent des robots Lego, des imprimantes 3D, des ordinateurs affichant le jeu Minecraft, le modélisateur Sketchup ou l’outil d’apprentissage du développement Scratch. Et où des accompagnateurs comme les équipes de CoDev guident les élèves.

 

Les professeurs, indispensables pour repérer les enfants avides d’autres pédagogies

"Il faut absolument que cela se déroule en complément de l’école, répète Kat Legendre. Qu’ils y apprennent des pratiques qu’ils exerceront ensuite naturellement, y compris dans leur cursus classique." D’autant que pour la cofondatrice de CoDev, dès le départ, les professeurs de collège jouent un rôle essentiel : celui de repérer les enfants à accueillir dans ces nouveaux lieux ou celui de l’identification de ceux qui ont des aptitudes, des envies qui correspondent à ces nouvelles pédagogies baignées dans le numérique. "Ils scannent les élèves qui ont un haut potentiel mais à condition de les sortir du seul enseignement classique." Ceux qui n’arrivent pas à travailler en classe mais sont attirés par d’autres activités ou des façons d’apprendre différente.

 

Des partenariats entre l’école et l’atelier

"Je me déplace souvent au sein d’un collège à côté duquel nous avons une sorte de mini fablab, raconte Kat Legendre. Et de leur côté, professeurs et collégiens viennent dans ma structure. L’échange est permanent. L’idée est celle d’une complémentarité entre activités scolaires, péri scolaires et extra scolaires." Pour la cofondatrice de Codev, le moment clé pour ce repérage se joue au collège, et même avant la class de 4ème. "Ils sont ravis d’explorer ces nouveaux modes d’apprentissage et ils sont bons ! Qui plus est, c'est le moment où ils vont devoir choisir leur orientation"

 

L’idéal ? Un partenariat entre l’atelier-fablab pédagogique et un établissement d’enseignement classique.

 

Pas encore une nouvelle pédagogie

Kat Legendre refuse d’ailleurs de décrire sa pratique comme une nouvelle pédagogie. Trop tôt. "Nous sommes sur des chantiers expérimentaux, précise-t-elle. Il vaut mieux que l’on travaille et que l’on donne à voir notre façon de travailler. En développant un projet suffisamment ouvert sur les partenariats."

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