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GoCardLess, la fintech experte du prélèvement en ligne

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La fintech britannique GoCardLess, spécialiste du prélèvement en ligne, vient de lever 13 millions de dollars auprès de Notion Capital, Balderton Capital, Acell Partners et Passion Capital, ce qui élève à 23 millions de dollars le montant des fonds levés depuis sa création en 2011. La start-up, déjà bien implantée en Europe, veut adresser de nouveaux pays. 

GoCardLess, la fintech experte du prélèvement en ligne
GoCardLess, la fintech experte du prélèvement en ligne © dr

La fintech britannique GoCardLess vient de lever 13 millions de dollars auprès de Notion Capital, et de ses investisseurs historiques Balderton Capital, Acell Partners et Passion Capital. "La levée de fond va nous permettre de faire de l’agrégation bancaire pour adresser de nouveaux pays comme le Canada, le Brésil et le Japon entre autres, et de développer de nouvelles fonctionnalités. Nous sommes en phase d’accélération", détaille Amaury de Closset, directeur France de GoCardLess.

 

Créée en 2011, la start-up connait une croissance annuelle de 300% et exécute chaque année un milliard d’euros de transactions pour les 16 000 entreprises implantées en Europe. En France, GoCardLess compte parmi ses clients TripAdvisor, la start-up La Fourchette, une plateforme de réservation de restaurant et la chaine de magasins de meubles Habitat. Ce dernier a récemment adopté GoCardLess pour permettre à ses clients de s’abonner à un service de livraison d’expresso.

 

Surfer sur l’économie du partage

Si la start-up séduit autant, c’est qu’elle a su très tôt se positionner sur le marché croissant de l’économie du partage. "La raison pour laquelle nous avons fait cet investissement est assez simple : le monde se dirige vers des modèles de consommation basé sur l’abonnement et le partage. Le prélèvement bancaire est le moyen le plus efficace et le plus économique de réaliser ces transactions. GoCardless amène le prélèvement dans l’ère du numérique, en rendant les intégrations simples et en supprimant les derniers obstacles à une adoption massive", explique Stephen Chandler, directeur associé de Notion Capital, dans un document diffusé par GoCardLess.

 

La société britannique tend une oreille attentive aux réclamations de ses clients. Elle travaille actuellement à adapter son API pour traiter de plus grand volume de données et à améliorer le tableau de bord, pour faciliter son utilisation auprès des clients sans connaissance de développement.


"Notre ennemi numéro 1, c’est l’inertie", martèle Amaury de Closs, qui dit regarder d’un bon œil ses concurrents, comme Adyen ou Stripe, une solution de paiement en ligne par carte bancaire. 

 

Pas encore l’âge d’or

Mais l’âge d’or du prélèvement en ligne n’est pas encore arrivé ! GoCardLess reconnait rencontrer quelques freins à son déploiement. "Les clients sont habitués à payer par carte bancaire en ligne, alors qu’entrer son IBAN n’est pas encore inscrit dans les mœurs", déplore Amaury de Closset.

 

L’absence de standard est aussi montrer du doigt. "Il n’y a pas de standard technologique européen, comme le 3D secure pour le paiement par carte. Nous devons faire preuve de pédagogie pour rassurer sur la sécurité de la transaction et expliquer comment nous appliquons la régulation européenne. Ce travail de pédagogie ne nous dérange pas, mais c’est une lourdeur qui pourrait être allégée au niveau du régulateur", analyse le Directeur France.

 

Standard ou pas, la start-up, récemment élue "étoile montante" par le classement KPMG FInTech 100, est bien déterminée à s'imposer à l'international.

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