Usine Digitale

Google Reader s'est éteint, la communauté de la veille se réveille

Par - Mis à jour le 01 juillet 2013, à 16h34 -

Google Reader s'est éteint, la communauté de la veille se réveille © DR

A lire sur le même sujet

Ce 1er juillet 2013, Google a arrêté son service d’agrégation de flux RSS Google Reader. C’est tout un écosystème de la veille sur Internet qui s’écroule.

C’est le second grand nettoyage de printemps chez Google. Dans la charrette des services que Google va fermer, on découvre Google Reader à travers une annonce sibylline : "Bien que le produit ait une clientèle fidèle, son utilisation a diminué au cours des années. Ainsi, au 1er juillet 2013, Google Reader prendra sa retraite."

A la recherche d'alternatives

Google Reader est un service d’agrégation de flux RSS et Atom, il permet de lire dans une interface web les flux d’actualités que fournissent la plupart des sites et des blogs. Pour des millions d’utilisateurs (veilleurs professionnels, journalistes, geeks, etc.), Google Reader est la source quotidienne d’informations, à travers le site Google Reader, mais surtout à travers de nombreuses applications clientes utilisant l’API (interface de programmation) telles que Flipboard, Feedly, Currents ou Pulse, et ce sur diverses plateformes (ordinateurs, tablettes, smartphones).

Pour toutes ces applications, la source se tarira en juillet. Elles devront d’ici là trouver une alternative au flux de Google. D’ores et déjà, les éditeurs commencent à suggérer des solutions alternatives. Certains comme le français Netvibes proposent déjà l’import des données au format OPML, un format standardisé de structure de flux RSS et Atom que Reader est capable d’exporter. Feedly pour sa part propose de continuer à utiliser les flux Google avec une migration en douceur vers un format identique à celui de Google mais avec la promesse d’une API ouverte, dans l’espoir que ce format devienne un nouveau standard.

Des utilisateurs ont lancé une pétition

Bien que rien ne presse, les utilisateurs sont déjà en quête de solutions de rechange. Certains songent à installer un serveur open source hébergé en interne tel que rssLounge. D’autres lancent une pétition pour le maintien de Google Reader.

Le prétexte d’une utilisation qui diminue pour arrêter le service semble plutôt fallacieux de la part de Google. S’il est vrai que Google Reader est plutôt utilisé par des professionnels et des passionnés de la veille, et que le grand public a sans doute abandonné progressivement l’usage de Reader au profit de lecteurs de news plus attrayants comme Flipboard, les internautes n’ont jamais été aussi friands d’informations et les nombreux lecteurs de news utilisent encore les flux Google.

Reader faisait de l'ombre à Google+

Alors pourquoi Google a-t-il décidé d’arrêter ce service ?

Deux hypothèses circulent. La plus courante : Reader ferait de l’ombre à Google+. On sait que Google cherche par tous les moyens à promouvoir son réseau social. En 2011, lors d’un relooking violent, Google Reader avait perdu sa fonctionnalité de partage d’items, très appréciée car elle permettait de voir ce que les autres partageaient. La raison ? Cette fonctionnalité de partage d’information se retrouve dans Google+ et constitue une de ses raisons d’être. Peut-être faut-il s’attendre à voir apparaître bientôt dans Google+ une fonction de lecteur de flux RSS.

Seconde hypothèse : Google aurait sacrifié non pas Google Reader lui-même, mais l’API qui permet aux autres clients de s’approvisionner. Une autre manière de tuer les concurrents de ses produits Google+ et Currents.

Pierre Tran

Partagez l’info :

Publicité

Une réaction

the coon

Le 15/03/2013 à 00h54

J'étais justement passé de iGoogle (qui a annoncé la fin de son service pour novembre 2013) à Google Reader ! Sans vouloir trop généraliser, j'ai tout de même le sentiment que Google se concentre de plus en plus sur ses applications Chrome et Androïd, un peu au détriment du web... Ca sonne comme la fin du RSS.

Réagissez à cet article

Error pseudo!

Error Email!

Error Captcha!

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus