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Greenspector, la start-up nantaise qui veut réduire l’impact énergétique des logiciels

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L’éco-conception s’applique aussi au développement informatique. A Nantes, Greenspector a mis au point une solution permettant aux développeurs de coder de manière plus durable, c’est à dire en optimisant les besoins en énergie.

Greenspector, la start-up nantaise qui veut réduire l’impact énergétique des logiciels
Greenspector, la start-up nantaise qui veut réduire l’impact énergétique des logiciels

D’un projet collaboratif à une offre commerciale, il n’y a qu’un pas, ou presque. C’est le pari fait par Greenspector en 2012. Alors qu’elle s’appelait encore Kaliterre, la start-up nantaise a monté le projet Code-vert, labélisé par le pôle Images et réseaux. Terminé en juin 2014, ce projet de 24 mois (1 M€ de budget de R&D) visait à concevoir un logiciel permettant d’évaluer la qualité durable d’un code informatique. Trois autres acteurs y ont contribué : Tocéa, PME rennaise spécialisée dans le refactoring de codes, le laboratoire informatique de l’Icam de Nantes et Sigma, comme “early adopter”.

 

L’objectif était clair pour Thierry Leboucq, le président de Greenspector : "Aboutir à la commercialisation d’une offre pour accompagner la démarche d’écoconception des logiciel". Depuis 2014, la PME commercialise des audits à partir de cette solution. Mais elle opère un virage stratégique fin 2015. "Aujourd’hui, nous nous positionnons réellement en tant qu’éditeur de logiciel, avec une offre de services et d’accompagnement autour de notre solution", résume Thierry Leboucq.

 

Lever des fonds et accélérer

Et pour accélérer, la start-up nantaise vient de réaliser une première levée de fonds : 300 000 euros auprès du fonds breton Nestadio capital. Depuis sa création, la société avait financé sa R&D en participant à plusieurs projets collaboratifs. Cette opération lui permettra de doubler son équipe : elle est passée de 7 salariés fin 2015 à 12, à ce jour. Avec Greenspector, la start-up cible des grands comptes qui disposent de leurs propres logiciels métiers et des sociétés de services informatiques. "Nous avons aujourd’hui environ 150 utilisateurs de cette solution. Des licences ont été déployées chez Orange, La Poste ou encore Atos", indique le dirigeant. 

 

Sur 2016 -2017, la société se concentrera commercialement sur le marché français. Pour se développer à l’international en 2018, Greenspector envisage de procéder à une nouvelle levée de fonds. En 2015, Greenspector a réalisé un chiffre d’affaires de 210 000 euros. 1 M€ sont visés d’ici à deux ans.

 

L’innovation
Le module Greenspector s’intègre aux outils-métiers de développement et de tests. Il permet aux développeurs qualifier et d’optimiser en direct la qualité durable d’un code informatique via un audit statique et des mesures en temps-réel. L'outil est accessible en mode Saas pour suivre la maturité d'un portefeuille applicatif.

Opportunité de marché
Selon l’Université de Dresden, en 2030, le numérique consommera autant d’électricité que toute l’humanité en 2008. Les entreprises du numérique, et notamment les datacenters font face à une croissance exponentielle des besoins amenés par les logiciels chiffrés en milliards de kWh.

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