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Handiviz, le fauteuil roulant qui évite les obstacles, sera commercialisé début 2017

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Les aides à la navigation ne s’arrêtent pas aux voitures. Ces outils pourraient bien changer la vie des personnes à mobilité réduite. Un kit adaptable sur n’importe quel fauteuil est en test depuis 2014 au pôle hospitalier Saint-Hélier à Rennes. Il sera commercialisé début 2017 par Ergovie.

Handiviz, le fauteuil roulant qui évite les obstacles, sera commercialisé début 2017
Handiviz, le fauteuil roulant qui évite les obstacles, sera commercialisé début 2017 © Handiviz

Passer une porte, prendre l’ascenseur, contourner un obstacle… autant de gestes simples qui deviennent compliqués pour les personnes en fauteuil roulant. Pour aider les utilisateurs à quatre roues, des chercheurs de l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Rennes développent depuis 2011 un kit adaptable sur n’importe quel fauteuil. Son but ? Modifier les trajectoires de façon imperceptible pour éviter les collisions. Après deux ans de tests au sein du pôle hospitalier Saint-Hélier, à Rennes, la commercialisation est proche. La PME rennaise Ergovie, spécialisée en ergothérapie, pense pouvoir vendre ses premiers kits, nommés Feego, durant le premier semestre 2017. C’est une autre entreprise d’Ille-et-Vilaine, AIM, qui se charge de la production.

 

Comme un radar de recul automobile

Alors comment ça marche ? Comment modifie-t-on la trajectoire d’un véhicule sans que l’utilisateur ne soit dérangé dans sa conduite ? "Nous utilisons des capteurs ultrasons, exactement comme dans un radar de recul d’une automobile, explique Marie Babel, chercheuse Insa au sein de l’équipe Lagadic du laboratoire IRISA. Mais ici, l’information est utilisée par la machine, pas par le conducteur. Pourtant, l’utilisateur garde le contrôle." En fait, les différents capteurs, allant d’un seul à une vingtaine suivant les capacités du pilote, créent un champ autour du fauteuil. En fonction de la vitesse, ce champ s’étire de 0 à 5 mètres afin de permettre à l’engin de se glisser sous une table ou de passer une porte à faible vitesse. Si un obstacle, immobile ou en mouvement, apparaît dans ce champ, le fauteuil calcule la meilleure trajectoire et s’en écarte sans modifier la direction prise par l’utilisateur.


Pour la Société d’accélération du transfert technologique (SATT) Ouest Valorisation, partenaire du projet, Feego est un bel exemple de transfert technologique grâce à l’interaction qui s’est mise en place dès le début du projet, en 2011, entre les chercheurs de l’Insa et les ergothérapeutes d’Ergovie. "C’est même l’initiation d’un cercle vertueux", renchérit Romain Thomas, d'Ouest Valorisation. 'Cette même collaboration vient de remporter deux nouveaux appels à projets. Le premier vise à créer un jumeau numérique d’un fauteuil roulant pour pouvoir effectuer des tests en simulation et le deuxième veut prévenir les chutes lors du passage d’un utilisateur depuis son fauteuil vers son lit en automatisant la manœuvre."  Après le radar de recul, les fauteuils roulants de demain intégreront donc une autre innovation bien connue de nos automobiles : l’assistance au stationnement.

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