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Heureux qui, comme une start-up, a fait un beau voyage (à New York)

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Elles sont dix start-up du secteur de la culture et des médias à avoir fait le voyage à New York. Organisé notamment par l'ambassade de France et Business France, le French American Digital Lab offrait des recontres d'affaires mais aussi des ateliers pour aider la conquête de l'Amérique par ces jeunes entreprises. A leur retour, elles semblent aussi déterminées qu'avant leur départ. Mais, mieux informées, elles prendront le temps qu'il faut. 

Heureux qui, comme une start-up, a fait un beau voyage (à New York)
Heureux qui, comme une start-up, a fait un beau voyage (à New York) © D.R.

Pour les dix start-ups qui ont suivi le programme co-organisé par l'ambassade de France, Business France et quelques autres, les dix jours passés à New York en valent beaucoup plus. S'il leur reste tout à faire pour conquérir le marché américain, ils en sont convaincus, cette séance leur fera gagner beaucoup de temps.

 

Car la proximité avec les Etats-Unis peut laisser penser à certains qu'au fond, il n'y a pas de divergence entre les deux côté de l'Atlantique. Cruelle illusion, contre laquelle un responsable de Dailymotion est venu mettre en garde les start-up lors d'une de ces rencontres organisées.

 

Théorie, pratique et rencontres

"L'équilibre entre aspect pratiques et théoriques était vraiment très réussi", s'enthousiasme Denis Lefebvre, fondateur et co-dirigeant de Sequencity, un site de vente et de recommandation de bandes-dessinées en ligne.

 

Il a fait son miel du programme mêlant des rencontres avec des personnalités de premier plan (comme la directrice juridique de Flipboard avec laquelle il a pû s'entretenir pendant 30 minutes) à ateliers plus pratiques riches d'enseignements très concrets pour lui. "Une arrivée aux Etats-Unis ne s'improvise pas ", explique-t-il. Rien que pour préparer l'installation, obtenir les visas de travail, créer la structure juridique ad hoc, il faut au moins six mois.

 

Carl de Poncins, dirigeant fondateur de la start-up theatreinparis (qui propose des spectacles surtitrés en anglais à Paris que ce soit sur un écran ou sur des lunettes spéciales) a lui aussi retenu la leçon. "Pour s'implanter il faut du tempts et de l'argent", résume-t-il. Ainsi, à New York, ville non réputée pour son art de vivre bon marché, il faut compter sur des coûts qui peuvent être multipliés par deux !

 

RENCONTRE AVEC LE CDO DU MET

Plus chère la vie, mais le voyage en vaut la chandelle. En matière de numérique, les entreprises et les institutions culturelles nord-américaines conservent une avance considérable. La rencontre avec le CDO du Metropolitan Museum of Art a fait partie des nombreux moments forts de ces sessions pour Carl de Poncins : "la façon dont ils intègrent la réalité virtuelle ou dont ils utilisent les communautés et les réseaux sociaux est passionnante." Comme Denis Lefebvre, il a fait des rencontres avec des partenaires potentiels. Mais l'un comme l'autre ne diront rien, confidentialité des affaires oblige. On ne saura donc pas si les New-Yorkais pourront acheter des BD sur une plate-forme conçue en France ou aller voir des spectacles surtitrés.

 

Les start-uppers tricolores sont plus bavards pour évoquer les conseils pratiques qu'ils ont retenus de ces journées de travail. "Aux Etats-Unis, un meeting d'affaires dure une demie-heure et il faut dès le lendemain envoyer un mail qui résume la discussion et fasse la liste des points à voir", a retenu Denis Lefebvre.

 

Une émulation de groupe

Pour la suite, l'ambassade de France et ses partenaires n'abandonnent pas les start-ups. Un suivi du voyage devait être assuré avec les équipes de Business France six mois après. "Nous allons proposer un suivi dans trois mois. C'est une demande de certaines start-ups", précise François Guern, attaché numérique au service culturel de l'ambassade de France à New York, qui complète : "les jeunes pousses étant contentes, je le suis aussi."

 

Preuve qu'il faut parfois faire un long voyage pour découvrir son voisinage : en traversant ensemble l'Atlantique, certaines des entreprises en ont profité pour tisser des liens. Dans sa sélection, le jury avait sélectionné des firmes complémentaires, comptant sur l'effet d'entraînement. Carl de Poncins indique ainsi avoir eu des contacts intéressants avec l'un des Français qui a profité du programme et qui a développé une appli pour géolocaliser les monuments situés aux alentours. Heureux qui, comme une start-up, a fait un beau voyage.

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