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IBM passe son cloud en open source

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Big Blue joue la carte de l’ouverture aux standards en intégrant dans son logiciel d’orchestration de cloud des briques Open Source. De quoi favoriser l’interopérabilité et lever l’un des obstacles majeurs à la diffusion de l’informatique en nuage.

IBM passe son cloud en open source
IBM passe son cloud en open source © D.R. - IBM

"C’est un tournant historique dans le développement du cloud computing." Selon Christiant Comtat, directeur du cloud computing chez IBM France, le lancement par Big Blue de SmartCloud Orchestrator est de nature à modifier la donne sur le marché. Ce logiciel d’orchestration de cloud intègre en effet des briques Open Source issues du travail de la fondation OpenStack. De quoi favoriser l’interopérabilité et lever ainsi l’un des obstacles majeurs à la diffusion des services de cloud computing.

L’hyperviseur reste propriétaire

Outre les serveurs, la construction d’un cloud (qu’il soit public ou privé) nécessite deux couches de logiciels. La première réside dans le logiciel de virtualisation. Connu sous le nom d’hyperviseur, il assure la mutualisation des moyens de traitement, de stockage et de communication entre différentes applications et différents utilisateurs. IBM propose VMWare, l’hyperviseur dominant du marché, mais aussi KVM et Hyper-V (de Microsoft), bien qu’il existe déjà des hyperviseurs basés sur la solution Open Source Xen.

L’orchestration à code ouvert

L’autre couche concerne le logiciel d’orchestration. Selon Christiant Comtat, c’est la partie la plus importance de l’infrastructure logicielle du Cloud. "C’est elle qui automatise toutes opérations effectuées au-dessus de l’hyperviseur : création de machines virtuelles, gestion du catalogue de services, administration, monitoring des coûts, etc." Le fait de reposer sur des briques Open Source ouvre le cloud sur d’autres services s’appuyant également sur OpenStack, considéré comme un standard de fait. Ainsi l’entreprise peut combiner plusieurs services en provenance de différents fournisseurs comme Rackspace ou HP tout en bénéficiant d’un environnement d’orchestration unifié et synchronisé, puisque basé sur les mêmes standards ouverts.

Membre d’OpenStack depuis 2012

IBM a rejoint la fondation OpenStack en 2012. "Mais nous travaillons sur les standards ouverts bien avant cette date, remarque Christian Comtat. D’ailleurs, pour l’infrastructure matérielle de cloud, nous ne nous limitons pas à un type particulier de serveurs."

Le logiciel SmartCloud Orchestrator s’appuiera sur la version Grizzly d’OpenStack dont la sortie est prévue en avril 2013. Il sera proposé en version béta avant sa commercialisation prévue en fin d’année. Il a vocation à succéder au logiciel propriétaire actuel ISDM (IBM Service Delivery Manager), lancé il y a 3 ans sur le marché. IBM compte non seulement le proposer à ses clients de cloud privé comme Intermarché ou Cegid, mais aussi le déployer dans ses propres services de cloud.

Ridha Loukil

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

adrien

06/03/2013 14h16 - adrien

"IBM propose VMWare, l’hyperviseur dominant du marché, mais aussi KVM et Hyper-V (de Microsoft), bien qu’il existe déjà des hyperviseurs basés sur la solution Open Source Xen." Cette phrase est ambigüe. ou fausse.

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