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IBM s'associe à la start-up Wellfundr pour dénicher des projets d'e-santé en France

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Un programme clé en main, pour donner vie à des applis mobiles ou objets connectés rêvés par des patients ou médecins ? C’est l’ambition du projet français Health Shapr, porté par la plate-forme de financement participatif Wellfundr et IBM.

IBM s'associe à la start-up Wellfundr pour dénicher des projets d'e-santé en France
IBM s'associe à la start-up Wellfundr pour dénicher des projets d'e-santé en France © Médecin Direct

Dans la e-santé, les hackathons se suivent… et ne parviennent pas toujours à déboucher sur des projets concrets. La plate-forme de financement participatif française Wellfundr a donc tenté une autre voie : lancer un programme, proposant clé en main étude de faisabilité, financement, cahier des charges, design et même réalisation du prototype de l’objet connecté ou version béta de l’appli mobile rêvé…

Avec un partenaire de choix : IBM. Après s’être attaqué aux Etats-Unis, le géant américain de l’informatique entend diffuser en Europe ses technologies de cloud et de gestion de données adaptées à la santé via son robot Watson, symbole de l’intelligence artificielle, et sa plateforme Bluemix, qui permet aux entreprises de développer facilement des applications.

Watson se renforce dans la santé
Lancée il y a un an aux Etats-Unis,  Watson Health, la division santé de l'intelligence artificielle d'IBM, se déploie cette année sur le continent européen. "Watson offre de grandes avancées, notamment dans le traitement du cancer, en étant capable de faire des recommandations aux médecins pour adapter la prise en charge des patients", explique Pascal Sempé, Wealth Health Solutions executive pour IBM. Le robot s'approprie en effet  le savoir contenu dans les textes, les données non structurées (image médicale…), et les informations capturées du patient en vie réelle, comme son alimentation. IBM multiplie les partenariats avec des hôpitaux du monde entier.

 

Donner le pouvoir aux patients et médecins

Mais pour pouvoir participer à Health Shapr, il faut être un médecin ou un patient. "Nous voulions donner la possibilité aux professionnels de santé de prendre en main la révolution de la santé mobile et connectée", explique Fabrice Nabet, le président et fondateur de la plateforme Wellfundr. Or les jeunes médecins fourmillent d’idées, mais n’osent pas les mettre en œuvre, pensant manquer de compétences techniques ou d’expertise dans le financement, selon une étude menée par Wellfundr auprès de la profession.

 

Deux sessions  – l’une ouverte le 28 janvier, l’autre en septembre prochain – permettront donc de recueillir en ligne leurs idées. Les meilleures seront sélectionnées en fonction de critères d’usage, technologique et de viabilité, puis bénéficieront d’une campagne de financement participatif durant un mois pour lever les fonds nécessaires à la rémunération des partenaires qui donneront corps au projet.

 

Lever des fonds pour... financer ses partenaires

Wellfundr met à disposition sa plateforme – contre 5% de commission sur le montant levé, en cas de succès de l’opération – , ses compétences en gestion de projet, et ses connaissances en hébergement des données de santé. Mauna Innovation et le spécialiste du design d’objets connectés Ova Design s’occupent du plan industriel. Tandis qu’IBM met gratuitement à disposition des start-up durant leur première année sa plateforme Bluemix. Avantage, l’inventeur peut ainsi poursuivre en parallèle son activité, notamment médicale, tout en étant in fine propriétaire à 100% du projet développé pour lui.

 

Née en 2014 et dédiée à la santé, Wellfundr a déjà à son actif quelques levées de fonds réussies. Elle a notamment permis aux fondateurs du bracelet intelligent Motio, capable de mesurer les émotions, de s’offrir le billet pour le CES de Las Vegas cette année. Elle espère encore convaincre d’autres partenaires de rejoindre Health Shapr. Comme DMD Santé, qui référence les meilleures applis santé, ou l’usine IO qui fabrique des objets connectés à Paris. Pour l’instant, aucun laboratoire pharmaceutique n’a été mis dans la boucle.

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